Julie Zennati va fêter ses 40 ans avec 24 heures d’avance sur scène

Dans son nouvel album, Julie Zenatti rend notamment hommage à France Gall, qui a été un modèle pour elle. © Slam
Dans son nouvel album, Julie Zenatti rend notamment hommage à France Gall, qui a été un modèle pour elle. © Slam

Qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir avec un opus aux couleurs des seventies et des eighties ?

C’était un besoin d’aller vers des choses qui me font du bien. Et la musique qui me fait du bien, c’est celle que j’entendais dans le salon de mes parents quand j’étais enfant. Ça a ancré plein de souvenirs joyeux. Quand j’ai commencé à composer l’album, je me suis rendu compte, de façon très instinctive, que je commençais à intégrer des textures, des harmonies qui me venaient de là.

On a l’impression parfois d’entendre du France Gall, notamment sur le morceau « Tout est plus pop » !

Je suis moi-même fan d’artistes et ça se ressent dans mon travail. France Gall, quand elle dansait, elle mettait toujours son petit poing devant et elle bougeait un peu son épaule. C’était combatif sans être agressif. Quand on a commencé à faire la rythmique de cette chanson, je disais qu’il fallait que je puisse bouger mon épaule comme elle ! C’est une question de sensations. France Gall, je l’ai écoutée énormément. Je me suis beaucoup identifiée à elle. C’était une petite blonde qui avait un caractère de feu. Le premier concert que j’ai vu, c’est elle. Et quand je la voyais sur scène, je trouvais incroyable que ce petit bout de femme tienne les 5000 spectateurs dans la salle et les musiciens qui faisaient deux fois sa taille. C’est un modèle de force incroyable. Dans le clip, j’arbore sa tenue, sa coiffure.

Ce disque est résolument optimiste…

Oui, il est plein d’espoir. Le titre de l’album, « Refaire danser les fleurs », parle de lui-même. Après toutes les douleurs, toutes les catastrophes, après une pandémie, quoi qu’il arrive, la nature reprend ses droits et les fleurs repoussent.

Vous avez une chanson « doudou » pour vous remonter le moral ?

Oh oui, et pas qu’une ! Il y a « Résiste », de France Gall, mais aussi « On ne change pas », de Cécile Dion, ou « Même si tu revenais », de Claude François.

Comment avez-vous vécu le confinement ? Beaucoup disent que ça a été l’occasion de passer plus de temps avec leurs enfants, leurs proches…

Il y a eu des moments super et d’autres où on n’en peut plus. Mais j’ai de la chance, j’ai deux enfants (Ava, 10 ans, et Elias, 3 ans) qui sont équilibrés et qui comprennent que papa et maman ont parfois besoin d’un peu d’air. En fait, ce qui a été le plus dur pour moi, c’est le déconfinement. Car je ne pouvais pas exercer mon métier normalement alors que les enfants, eux, sont retournés à l’école. Du coup, j’avais l’impression d’être inutile toute la journée.

Ce 5 février, vous fêtez vos 40 ans. C’est un cap qui vous fait peur ?

Je l’avais en tête, mais je n’y pense plus. Avec le coronavirus, il y a des problèmes plus importants que de savoir que je vais avoir 40 ans. Mais je vais quand même les fêter sur scène, avec un concert live en streaming. Ce sera juste la veille, le 4 février. Je vais m’inviter dans le salon des spectateurs. Il faut mettre un peu de joie dans la vie des gens. Et je crois au pouvoir de la musique sur ce plan.

Concert virtuel : https ://www.inlive-stream.com/

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