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Les Etats-Unis valident à leur tour l’extension du traité de désarmement New Start avec Moscou

Antony Blinken
Antony Blinken - Reuters

« En même temps que nous travaillons avec la Russie pour promouvoir les intérêts américains, nous allons aussi travailler pour faire rendre des comptes à la Russie pour ses actes antagonistes et ses violations des droits humains, en étroite coordination avec nos alliés et partenaires », a-t-il prévenu dans un communiqué.

Alors que le nouveau président américain Joe Biden met en scène quotidiennement la signature de ses premières mesures, la prolongation du dernier traité-clé de contrôle des armements franco-russe, qui expirait dans deux jours, a été annoncée presque en catimini, par un simple communiqué de son secrétaire d’État. Elle intervient en plein regain des tensions entre les Occidentaux et Moscou, après l’arrestation puis la condamnation à une peine de prison de l’opposant russe Alexeï Navalny, dénoncée avec force par Washington et les Européens.

« Le président Biden s’est engagé à protéger les Américains des menaces nucléaires en rétablissant le leadership américain en matière de contrôle des armements et de non prolifération. Aujourd’hui, les Etats-Unis font un premier pas pour tenir cet engagement avec la prolongation du traité New Start avec la Fédération de Russie pour cinq ans », a dit Antony Blinken.

Signé en 2010, l’accord limite les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis à un maximum de 1.550 ogives déployées pour chacun de ces deux pays, soit une réduction de près de 30 % par rapport au plafond précédent fixé en 2002. Il restreint aussi le nombre des lanceurs et des bombardiers lourds à 800, ce qui reste suffisant pour détruire la Terre plusieurs fois.

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