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Crise politique en RDC: la RDC demande à la Belgique de fermer son bureau de coopération à Kinshasa

Crise politique en RDC: la RDC demande à la Belgique de fermer son bureau de coopération à Kinshasa
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Cette note, non datée et non signée, également obtenue par l’agence Belga à Bruxelles, n’a pas été authentifiée par le ministère belge des Affaires étrangères qui a affirmé ne pas l’avoir (encore) reçue.

«Faisant suite aux déclarations des responsables de la politique étrangère belges du 4 janvier et du 10 janvier de suspendre la coopération bilatérale d’Etat à Etat avec la République démocratique du Congo et de réaffecter le financement disponible à l’aide humanitaire, le ministère congolais a l’honneur de signifier au Gouvernement belge que la nouvelle Agence belge de développement (Enabel) n’a plus de raison d’être en République démocratique du Congo et, dès lors, lui demande de tirer les conséquences qui s’imposent».

«Le ministère saisit cette opportunité pour informer le Gouvernement belge de sa décision de fermer dans un bref délai la Maison Schengen à Kinshasa».

Cette Maison Schengen, installée à côté de l’école belge de Kinshasa, traite pour le compte de plusieurs pays européens (Belgique, France, Portugal, Autriche, Finlande, Luxembourg et Pays-Bas) les dossiers des demandeurs de visa en RDC. Elle fonctionne depuis 2010.

La Belgique avait annoncé le 10 janvier, par la voix des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Didier Reynders et Alexander De Croo, une révision de sa coopération, notamment son aide financière au gouvernement congolais en réorientant 25 millions d’euros «au profit de l’aide humanitaire et d’autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population» à la suite notamment de la répression de marches pacifistes en RDC le 31 décembre dernier.

Le gouvernement congolais avait déploré cette décision une semaine plus tard et promis, par le biais d’une communication de M. She Okitundu au conseil des ministres, d’y répondre par «des mesures appropriées» en utilisant «la voie diplomatique».

La RDC fait l’objet de nombreuses critiques internationales pour les restrictions imposées à certaines libertés publiques et la répression de marches organisées à l’initiative de catholiques qui demandent aux Congolais de rester mobilisés et même «inébranlables» pour obtenir du président Joseph Kabila qu’il renonce à se déclarer candidat à sa propre succession alors que son second mandat a pris fin le 19 décembre 2016.

Des élections présidentielle et législatives sont prévues le 23 décembre prochain.

Kinshasa avait déjà brutalement interrompu le 14 avril dernier la coopération militaire belgo-congolaise mise sur pied en 2003 à la suite de critiques de M. Reynders sur le choix du nouveau Premier ministre congolais, Bruno Tshibala, un ancien opposant.

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