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BNP Paribas: le bénéfice net annuel recule de 13,5%, un peu moins que prévu

BNP Paribas: le bénéfice net annuel recule de 13,5%, un peu moins que prévu
Belga Image

Première grande banque française à publier ses résultats pour l’année 2020 bouleversée par la pandémie de Covid-19, BNP Paribas a rapporté un produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d’affaires pour le secteur bancaire, stabilisé à 44,28 milliards d’euros (-0,7 % par rapport à 2019).

Outre la crise économique provoquée par le coronavirus, BNP Paribas a souffert de l’appréciation de l’euro face aux autres principales devises. À périmètre et change constants, le PNB a ainsi progressé de 1,3 % sur un an.

« BNP Paribas a fait preuve d’une grande résilience grâce à son modèle diversifié et intégré, sa solidité financière, sa transformation digitale et industrielle, la puissance d’exécution de ses plateformes », a déclaré Jean-Laurent Bonnafé, directeur général, cité dans le communiqué de résultats. Pour 2021, le groupe bancaire table sur une « hausse modérée » des revenus, tirée par « la normalisation progressive de l’activité ».

En 2020, le coût du risque a cependant augmenté de 2,5 milliards d’euros, à 5,7 milliards d’euros, du fait de la hausse des provisions pour créances douteuses mais aussi pour des encours sains, à hauteur de 1,4 milliard. De ce fait, selon le groupe, le coût du risque en 2021 devrait baisser et revenir à « un niveau proche de la moyenne du cycle ».

Dans le détail, le groupe a surtout vu ses revenus s’éroder dans la division « International financial services » -qui comprend pêle-mêle crédit à la consommation, assurance, gestion privée et activités de banques de détail hors zone euro- avec une baisse du PNB de 7,2 %, à 15,94 milliards.

L’activité « Domestic markets », qui inclut la banque de détail en France et en zone euro (Italie, Belgique, Luxembourg), a de son côté légèrement baissé, de 2,1 % sur un an, à 15,48 milliards d’euros. La faute à un environnement de taux bas, qui pèse sur les marges des crédits accordés.

En revanche, le groupe a vu ses revenus tirés par son activité banque de financement et d’investissement (BFI ou CIB en anglais), qui a progressé de 13,9 %, à 13,76 milliards d’euros.

L’activité « Banque de détail en Belgique » de la maison-mère de BNP Paribas Fortis tire son épingle du jeu, avec des encours de crédit en hausse 3,5 % par rapport à la fin 2019 et des dépôts en augmentation de 5,3 %, avec une forte hausse des dépôts de la clientèle des particuliers. Si le produit net bancaire est en baisse de 2,6 % par rapport à 2019, à 3,432 milliards d’euros, les frais de gestion diminuent également, de 2,9 %, à 2,408 milliards d’euros, « grâce aux mesures de réduction des coûts et à l’optimisation continue du réseau d’agences. ». Le résultat brut d’exploitation s’élève à 1,024 milliard d’euros, en baisse de 1,9 % par rapport à 2019. Enfin, le coût du risque est en hausse, à 230 millions d’euros contre 55 millions d’euros en 2019, en lien notamment avec l’augmentation des provisions sur encours sains. Il s’élève à 19 points de base des encours de crédit à la clientèle.

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