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Disparition mystérieuse de Delphine Jubillar : ce geste de «l'ami» qui n'a pas plu à la famille, « je me suis écarté»

Du nouveau dans la disparition de Delphine Jubillar : confidences de son « ami »
Du nouveau dans la disparition de Delphine Jubillar : confidences de son « ami » - DR

Voilà 50 jours que Delphine reste introuvable. Disparue sans laisser de trace la nuit du 15 au 16 décembre dernier, les enquêteurs peinent à trouver le moindre indice pour résoudre cette sordide histoire...

Le confident virtuel

Les enquêteurs ont rapidement découvert que Delphine entretenait une relation extraconjugale sur Internet avec un autre homme, qui était également en train de se séparer. « Ce serait d’abord un confident rencontré récemment sur un réseau quelconque (…), il était également en cours de séparation. Cette personne habite dans le Tarn-et-Garonne et a, par ailleurs, été entendue par les enquêteurs. Nous n’en savons pas plus » a déclaré Philippe Pressecq, l’avocat de la famille, à nos confrères de Paris Match.

Ce mystérieux homme a accepté de se confier anonymement à France 2 pour un reportage consacré à la disparition de la trentenaire. Il a avoué avoir activement participé aux recherches pour retrouver une quelconque piste de l’endroit où l’infirmière peut se trouver.

Une initiative que « la famille n’a pas trop apprécié ». « Donc je me suis écarté », explique-t-il dans un premier temps. Il affirme ensuite être touché par cette histoire : « On la connaît, donc c’est un truc qui nous a tous travaillé ».

Même si l’enquête stagne, ses proches ne perdent pas espoir. Une de ses meilleures amies a déclaré : « On le vit très mal, on espère qu’elle reviendra. On ne comprend pas ce qui s’est passé, on peut juste la revoir », dit-elle. Elle conclut ensuite en expliquant : « On a peur si c’est un rôdeur ou quelqu’un de mal intentionné qui traîne ». Un village inquiet de la disparition de Delphine Jubillar, mais qui s’attend également au pire des scénarios.

« Plus de cent personnes ont été entendues »

L’enquête se poursuit toujours et l’avocat en charge a révélé que « plus de cent personnes ont été entendues ». « Tous les profils de pervers dans les environs ou les individus ayant des casiers judiciaires suspects ont été interrogés. Tous les emplois du temps ont été vérifiés » a-t-il déclaré, en espérant que cette sordide affaire soit élucidée le plus rapidement possible.

Mais le mystère reste entier et rien ne semble indiquer l’endroit où se trouve la jeune femme. Dans une interview accordée à Paris Match ce lundi 1er février, Me Philippe Pressecq a déclaré qu’aucune trace d’acte de violence n’avait été relevée au domicile des Jubillar. Maison dans laquelle l’infirmière vivait avec ses deux enfants et son mari, en instance de divorce. Un mari directement exempté de toute piste suite au SMS qu’il a envoyé la nuit de la disparition de son épouse...

« Dis à Delphine de rentrer »

Pour l’avocat, son mari Cédric Jubillar, se serait réveillé et aperçu de l’absence de son épouse. Il pensait alors que sa femme se trouvait chez leur voisine et a envoyé un message à celle-ci : « Dis à Delphine de rentrer ». SMS auquel elle a répondu que Delphine n’était pas chez elle… il a donc signalé la disparition de sa compagne au petit matin, vers 4h.

Pour l’avocat, ce SMS prouve la sincérité du mari. Il évoque par là le fait qu’il n’aurait pas envoyé un tel message, s’il avait une quelconque implication dans la disparition de sa femme. Et encore moins à 4h du matin, au cas où il aurait largement eu la possibilité de dissimuler les traces d’un éventuel crime.

Il conclut ses propos en disant : « La présence de Delphine dans la maison pour coucher la petite à 20h puis le garçon plus tard dans la soirée est confirmée et indiscutable ». Mais tout indique que l’infirmière est sortie durant la nuit, des chiens pisteurs ayant perdu sa trace à une centaine de mètres du domicile. Néanmoins, aucune trace de pneus ou autres n’a été relevée témoigne l’avocat.

Des proches qui se portent partie civile

Alors que l’enquête se poursuit, les proches de Delphine ont fait le choix de se constituer partie civile, ce qui leur permettra de faire entendre leur voix et d’être tenus au courant de l’avancée de l’enquête. Après que six amies de la victime prennent l’initiative de le faire le 5 janvier dernier, c’est Cédric Jubillar qui avait pris cette décision le lendemain. Depuis, d’autres personnes ont souhaité suivre le mouvement. Selon les informations de Midi Libre ce jeudi 4 février, il s’agit d’une nouvelle cousine et de la nounou des enfants, deux proches qui avaient « noué des liens d’amitié » avec la jeune femme et qui espèrent donc en apprendre davantage sur cette mystérieuse disparition.

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