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40 mois de prison requis pour détention et diffusion d’images pédopornographiques

A partir d’un site de rencontre...
A partir d’un site de rencontre... - Prétexte PN

Les faits ont été découverts il y a quelques mois, après un signalement d’Interpol. Une perquisition a été menée au domicile du prévenu, déjà connu pour des faits de mœurs sur des enfants.

À l’audience, le sexagénaire a affirmé regretter les faits, tout en les minimisant. « Je n’ai jamais fait de recherches de ce genre sur internet, je ne suis pas intéressé par les enfants. Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je ne sais pas dire non. Je vis seul, on m’a conseillé un site de rencontre et là, j’ai répondu à toutes les demandes. Les images sur mon ordinateur, je les ai reçues », a déclaré le sexagénaire.

Face à ce manque de prise de conscience, le ministère public a réclamé une peine de 40 mois de prison à l’encontre du prévenu, actuellement détenu. « Un travail colossal devra être entrepris. Ce n’est pas de réinsertion mais d’insertion qu’il est question », a argué le parquet. « Cet homme vit seul, n’a pas d’amis ni de travail et passe ses journées sur un site de rencontre connu pour être le paradis des pédophiles. »

Déjà en 2007

Le parquet a également rappelé les antécédents du prévenu. « En 2007 déjà, il avait consulté ce genre d’images puis, inquiété par la justice, avait momentanément arrêté jusqu’en 2014. Il a finalement été arrêté en 2020. La période infractionnelle s’étale donc sur six ans. »

La défense a, elle, plaidé en faveur d’une surveillance électronique. « Déjà interné à plusieurs reprises, mon client vit dans un monde que nous avons du mal à appréhender. Il a un QI compris entre 70 et 79, on est donc très proche du retard intellectuel. Il est en totale rupture », a-t-elle relevé. « Vous pouvez le condamner à 10 ans de prison, cela ne changerait rien. Il a besoin d’un suivi psychiatrique », a souligné l’avocat.

Le tribunal rendra son jugement le 19 février.

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