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Entretiens «harmonieux» entre Macron et un favori pour succéder à Merkel

Entretiens «harmonieux» entre Macron et un favori pour succéder à Merkel

«Ce fut un entretien passionnant et aussi très harmonieux avec de grands points d’accord», a assuré le chef du gouvernement bavarois à l’issue de cette discussion «en anglais» d’une durée d’environ trois quarts d’heure.

Lors de cette visioconférence, les deux hommes ont notamment parlé de la situation sanitaire, et plaidé pour un développement accéléré des nouvelles technologies en Europe afin d’atténuer la dépendance vis à vis des Etats-Unis ou de la Chine.

«Nous avons parlé du fait que nous devons prendre des décisions plus rapidement en Europe», a-t-il déclaré, disant être complètement au diapason sur cette question avec M. Macron.

«Nous avons vu récemment avec les vaccinations qu’il y a beaucoup de questions sur l’efficacité européenne. Les débats ne vont pas disparaître», a-t-il prévenu, dans une critique à peine voilée en direction de la cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La Commission, qui a négocié les précommandes de vaccins anti-Covid au nom des Vingt-Sept, est visée par un feu nourri de critiques suite aux retards de la campagne de vaccinations.

Les deux hommes avaient déjà discuté brièvement il y a un an en marge de la conférence annuelle sur la sécurité, grand-messe annuelle des questions de défense.

L’entretien du jour, qui a eu lieu avant une réunion du conseil de défense et de sécurité franco-allemand, intervient toutefois dans un contexte politique bien différent.

M. Söder est considéré comme un candidat sérieux à la succession d’Angela Merkel qui doit boucler son quatrième et dernier mandat à l’issue des élections législatives du 26 septembre.

«Emmanuel Macron recherche les échanges avec Markus Söder dont il suit avec attention les bons sondages depuis Paris», estimait récemment le grand quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung dans un article intitulé «Macron mise sur Söder». Selon le journal, l’entretien du jour s’est d’ailleurs déroulé à l’initiative de l’Elysée.

Plébiscité pour sa gestion de la pandémie, Markus Söder, qui dirige l’Union chrétienne-sociale (CSU), parti allié à l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, est actuellement la personnalité politique la plus populaire derrière Angela Merkel.

Son mouvement est traditionnellement classé plus à droite que la CDU, même si M. Söder, 54 ans, s’efforce de lisser son discours.

Dans les sondages, il est considéré aussi comme le candidat le plus qualifié pour la remplacer cet automne, toutes tendance confondues, alors que lui-même ne s’est encore pas officiellement déclaré partant.

Le parti conservateur vient de se doter d’un nouveau chef, Armin Laschet, 59 ans, un modéré proche d’Angela Merkel, désormais prétendant naturel à sa succession. Problème: il souffre d’une faible popularité dans le pays.

CDU et CSU ont convenu de décider, probablement au printemps, qui sera le candidat des conservateurs aux législatives.

Dans le passé, il est arrivé à deux reprises qu’un responsable du parti bavarois CSU se porte candidat pour la chancellerie au nom des deux mouvements, à chaque fois sans succès.

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