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Temps d’attente de 10 minutes, prise de rendez-vous, ventilation: voici les conditions très strictes pour la reprise des métiers de contact!

Temps d’attente de 10 minutes, prise de rendez-vous, ventilation: voici les conditions très strictes pour la reprise des métiers de contact!
D.R.

Le Comité de concertation se réunissait une nouvelle fois, à distance, ce vendredi. L’occasion d’aborder le sort des coiffeurs et autres métiers de contacts. Le secteur espérait une réouverture ce vendredi après des mois de fermeture.

Le Comité de concertation a finalement décidé que la reprise des métiers de contact se fera en deux phases. Comme l’explique le ministre David Clarinval, la réouverture des coiffeurs aura lieu le 13 février prochain. Les autres métiers de contact (tels que les salons de beauté, de massage et d’onglerie) reprendront quant à eux le 1er mars.

À noter que ces réouvertures seront accompagnées d’un protocole de sécurité. Au sujet de la division des professionnels en deux groupes, le ministre des Indépendants ajoute qu’il voulait « tout rouvrir en même temps mais que ce n’était pas possible, qu’il fallait faire des concessions. Les coiffeurs représentant plus de 30.000 indépendants, on a décidé de leur permettre d’ouvrir avant le deuxième groupe ».

Lors de sa prise de parole, le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé que « le Comité de concertation a opté pour une approche prudente pour la reprise des activités des métiers de contact non-médicaux ». Il confirme les propos du ministre Clarinval : les coiffeurs pourront rouvrir à partir du 13 février selon des conditions très strictes, les autres métiers de contacts non-médicaux pourront rouvrir à partir du 1er mars, là aussi, selon des mesures très strictes.

Le Premier ministre a également pointé du doigt l’importance des soins corporels et leur impact sur la population en ces temps compliqués.

Conditions très strictes

La réouverture des métiers de contact non médicaux est soumise à des conditions très strictes et à des protocoles renforcés qui imposent notamment les aspects suivants :

> un temps d’attente de 10 minutes entre deux traitements, pour le nettoyage et la désinfection de la zone de traitement

> une obligation de travailler sur rendez-vous

> une obligation pour les clients d’attendre à l’extérieur

> une ventilation suffisante, par exemple en ouvrant les fenêtres et les portes. Si le coiffeur décide de ne pas ventiler en permanence, il devra se munir d’un détecteur de CO2. David Clarival a apporté quelques précisions. « Ce sont les anciens protocoles tels qu’ils avaient été élaborés pour la première vague auxquels il faut ajouter la ventilation. La ventilation, ça ne veut pas dire qu’il faut travailler portes et fenêtres ouvertes toute la journée. C’est-à-dire qu’il peut y avoir des détecteurs de CO2 qui vont pouvoir alerter lorsqu’il y a trop de CO2 dans une pièce et, à partir de ce moment-là, on ventile entre deux clients et on permet ainsi de renouveler l’air qui est dans le salon. Ça, c’est une manière de pouvoir ventiler mais il y a d’autres techniques. »

> le maintien de l’interdiction des services à domicile

> les coiffeurs (et les clients) devront aussi porter des masques chirurgicaux agréés CE (et non des FFP2 comme évoqué dans un premier temps). Ils devront être remplacés lorsqu’ils seront souillés, endommagés ou mouillés. Les coiffeurs seront également tenus de changer de masque après « quatre heures d’utilisation intensive » ou au plus tard après huit heures, selon une disposition déjà agréée précédemment.

> Le Comité de concertation recommande en outre un « dépistage répété » pour les coiffeurs et il invite les fédérations et les organisations sectorielles à « élaborer une proposition de tests répétitifs pour les employés qui travaillent dans des circonstances où plusieurs professionnels et plusieurs clients peuvent travailler ou être dans la même pièce en même temps ».

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