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Comité de concertation: quelques assouplissements, des perspectives pour le futur, revivez toutes les annonces (vidéos)

Comité de concertation: quelques assouplissements, des perspectives pour le futur, revivez toutes les annonces (vidéos)

Voici l’ensemble des mesures

Le Premier ministre Alexander De Croo a d’abord tenu à faire un point sur la situation épidémiologique du pays  : « La situation de l’épidémie en Belgique évolue mais de manière égale. Le nombre de décès reste au même niveau, comme les contaminations. On pourrait croire que c’est une mauvaise nouvelle mais selon moi, c’est une belle performance. Nous sommes parvenus à maintenir les données stables. Cela veut dire que les règles dans notre pays fonctionnent. Elles fonctionnent car tous les Belges respectent ces mesures. »

Réouverture des métiers de contact en 2 phases  : les coiffeurs dès le 13 février et les autres métiers de contact (tels que les salons de beauté, de massage et d’onglerie) dès le 1er mars. Pour tous, des conditions très strictes. « Le Comité de concertation a opté pour une approche prudente pour la reprise des activités des métiers de contact non-médicaux ».

Voici les conditions très strictes pour la réouverture :

> un temps d’attente de 10 minutes entre deux traitements, pour le nettoyage et la désinfection de la zone de traitement

> une obligation de travailler sur rendez-vous

> une obligation pour les clients d’attendre à l’extérieur

> une ventilation suffisante, par exemple en ouvrant les fenêtres et les portes. Si le coiffeur décide de ne pas ventiler en permanence, il devra se munir d’un détecteur de CO2. David Clarival a apporté quelques précisions. « Ce sont les anciens protocoles tels qu’ils avaient été élaborés pour la première vague auxquels il faut ajouter la ventilation. La ventilation, ça ne veut pas dire qu’il faut travailler portes et fenêtres ouvertes toute la journée. C’est-à-dire qu’il peut y avoir des détecteurs de CO2 qui vont pouvoir alerter lorsqu’il y a trop de CO2 dans une pièce et, à partir de ce moment-là, on ventile entre deux clients et on permet ainsi de renouveler l’air qui est dans le salon. Ça, c’est une manière de pouvoir ventiler mais il y a d’autres techniques. »

> le maintien de l’interdiction des services à domicile

> les coiffeurs (et les clients) devront aussi porter des masques chirurgicaux agréés CE (et non des FFP2 comme évoqué dans un premier temps). Ils devront être remplacés lorsqu’ils seront souillés, endommagés ou mouillés. Les coiffeurs seront également tenus de changer de masque après « quatre heures d’utilisation intensive » ou au plus tard après huit heures, selon une disposition déjà agréée précédemment.

> Le Comité de concertation recommande en outre un « dépistage répété » pour les coiffeurs et il invite les fédérations et les organisations sectorielles à « élaborer une proposition de tests répétitifs pour les employés qui travaillent dans des circonstances où plusieurs professionnels et plusieurs clients peuvent travailler ou être dans la même pièce en même temps ».

Parcs animaliers : à partir du 13 février, les parcs animaliers pourront ouvrir leurs portes selon les mêmes règles que les parcs naturels. Cela signifie, entre autres, que seules les activités de plein air sont autorisées et qu’un strict contrôle de l’accès sera prévu.

Les maisons de vacances dans les parcs de vacances, les parcs de bungalows et les campings peuvent rouvrir à partir du 8 février. Le Comité de concertation a également pris note de l’arrêt du Conseil d’État du 2 février concernant les maisons de vacances dans les parcs de vacances, les parcs de bungalows et les campings. Conformément à l’arrêt, ces parcs pourront reprendre leurs activités à partir du 8 février selon les mêmes conditions restrictives que les autres types de logement. Cela signifie, entre autres, que leurs restaurants, bars et autres installations communes devront rester fermés.

Immobilier  : le Comité de concertation a également confirmé sa décision antérieure d’autoriser les visites de biens à partir du 13 février dans le cadre des activités immobilières des agents immobiliers professionnels.

De vrais masques, pas d’écharpes ou de bandanas . Comme annoncé, les masques faciaux doivent couvrir la bouche, le nez et le menton, épouser étroitement les côtés de votre visage et être attachés derrière les oreilles. Écharpes, buffs, bandanas et autres ne sont plus des alternatives acceptables.

Partir en vacances à Pâques, ce sera possible… Si la situation sanitaire n’empire pas, bien sûr. Les voyages non essentiels (touristiques) sont interdits au congé de carnaval (jusqu’au 1er mars), mais ce ne devrait pas être le cas à Pâques. « On veut que les gens puissent voyager à Pâques », a annoncé, vendredi soir, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke.

La suite des assouplissements  : le Comité de concertation confirme que les restrictions actuelles pourront être progressivement supprimées dès que la situation épidémiologique s’améliorera de manière structurelle. L’augmentation du nombre de citoyens vaccinés notamment, en particulier dans les groupes vulnérables, aura un impact positif sur cet aspect. Le Commissariat COVID-19 et le GEMS ont été invités à établir un calendrier en collaboration avec les ministres et les secteurs compétents. Alexander De Croo : « Il faut être clair concernant l’application des mesures : nous ne les appliquerons pas un jour de plus que nécessaire ! Dès le moment où les assouplissements seront possibles, nous les ferons. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé au Commissaire Corona et aux experts du GEMS de définir un parcours à suivre, une feuille de route, un calendrier pour la suppression progressive des restrictions. De nous dire comment nous devons continuer à nous comporter face à la pandémie en tenant compte des différents éléments (le nombre d’hospitalisations, la capacité de nos hôpitaux, etc.) mais de voir également où nous en sommes arrivés du point de vue de la vaccination. Si nous arrivons à vacciner de grands groupes de personnes vulnérables, nous allons de nouveau pouvoir bénéficier des libertés auxquelles nous avons été privées dernièrement »

Un Comité de concertation aura lieu le 26 février pour discuter de l’horeca, de la culture et de l’événementiel. Cela ne veut pas dire qu’il y aura à ce moment-là un assouplissement des mesures. « Sachez que nous avons commandé une nouvelle étude approfondie au Gems, le groupe d’experts, à propos précisément de l’horeca, la culture, l’événementiel. Ils remettront leurs conclusions le 26 février. Un nouveau Comité de concertation se penchera alors, le 26 donc, sur ces questions. Il y a, en principe, je l’ai dit, des perspectives favorables si les chiffres continuent d’évoluer comme ils le font. Je vise la mi-mars, ou le mois d’avril », a déclaré le Ministre David Clarinval à nos confrères du Soir.

Dans le cas d’un retour de voyage en zone rouge, l’obligation de test s’étendra aux enfants à partir de 6 ans (12 ans auparavant). Le Codeco précise que « cela s’applique à la fois au test négatif avant l’entrée sur le territoire pour les non-résidents et au(x) test(s) après l’arrivée pour les résidents et non-résidents. »

Les voyageurs qui ne se font pas tester après leur retour de la zone rouge seront plus facilement sanctionnés dès le 1er avril. La police disposera des données nécessaires à partir du 1er avril pour sanctionner les personnes qui doivent se faire tester mais ne le font pas, par exemple les voyageurs de retour d’une zone rouge, a annoncé le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, à l’issue du comité de concertation. « Nous avons convenu d’un engagement de résultat : au plus tard le 1er avril, tout sera mis en place pour rendre possible la sanction de ceux qui doivent se faire tester et qui ne le font pas », a-t-il indiqué. « Se faire tester, c’est aussi une protection pour toute la population, c’est comme une limitation de vitesse sur autoroute ». On sait que ce contrôle, aujourd’hui possible, reste très aléatoire, en fonction des régions et des bourgmestres. Le gouvernement fédéral veut donc y mettre de l’ordre.

Les autres mesures décrétées le 28 octobre dernier sont prolongées jusqu’au 1er avril. Des décisions provisoires ou des révisions sont donc toujours possibles. Ces mesures sont contenues dans un arrêté ministériel qui interdit les voyages non essentiels dans le cadre de mesures d’urgence prises pour limiter la propagation du coronavirus Covid-19. Cette prolongation était nécessaire pour donner une base juridique aux mesures, a-t-on expliqué à l’issue du comité de concertation réunissant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées.

► « Rester sur nos gardes ça veut dire que l’on doit faire attention aux autres aussi. On perçoit une certaine lassitude. Je comprends cette lassitude. Nous sommes dans cette situation depuis un an bientôt, avec des mesures qui nous privent de certaines de nos libertés », a conclu Alexander De Croo. Le gouvernement a donc voulu donner des perspectives aux Belges ce vendredi 5 février.

REVIVEZ LE DIRECT DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

Revivez la journée :

16h50  : la conférence de presse annonçant les mesures aura lieu à 17h15

16h30  : Les premières indiscrétions du Comité de concertation sont en train de tomber. Selon nos informations, les coiffeurs vont bel et bien rouvrir leurs portes le 13 février prochain. Dans le strict respect des protocoles. Il faudra, par contre, encore patienter pour les autres métiers de contacts. Ils ne pourront reprendre qu’à partir du 1er mars prochain.

On se dirige vers une réouverture des parcs animaliers pour le 13 février, aux mêmes conditions que les parcs naturels. Les centres de vacances vont également ouvrir leurs portes, à l’exception de leurs restaurants, à partir du 8 février.

15h : Alors que le Comité de concertation est en cours, il semblerait qu’on se rapproche de plus en plus d’une réouverture des salons de coiffure. Mais pour le vaccinologue Pierre Van Damme, il est « scientifiquement et épidémiologiquement trop tôt » pour cette reprise du secteur. « Mais c’est une décision politique. Ce sont les politiciens qui ont le dernier mot, et nous devons l’accepter », a-t-il déclaré sur les antennes de Radio 2.

14h : Le Comité de concertation vient de débuter. Il se réunit, ce vendredi, à distance.

11h : A quelques heures du nouveau Comité de concertation, Emmanuel André s’est exprimé sur Twitter. « Je pense que c’est le rôle des scientifiques qui sont en première ligne de rester alertes (parfois alarmants, jamais alarmistes). C’est le rôle des politiques de chercher constamment de nouveaux équilibres, plus acceptables », écrit le virologue. « C’est en omettant presque systématiquement l’importance de maintenir cet équilibre fragile que certains discours politiques peuvent au final ruiner les opportunités d’une ouverture durable ».

10h : Alors que l’éventuelle réouverture des coiffeurs est sur toutes les lèvres à l’approche du Comité de concertation, Erika Vlieghe estime quant à elle que la situation est « trop fragile » pour envisager des assouplissements. « Continuons à être prudents, afin de maintenir le nombre de cas à un faible niveau. C’est une illusion de penser que c’est fini », a déclaré l’infectiologue sur le plateau de De Ochtend.

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