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Comité de concertation: des perspectives pour l’horeca? «Je vise la mi-mars ou le mois d’avril»

Comité de concertation: des perspectives pour l’horeca? «Je vise la mi-mars ou le mois d’avril»
D.R.

Le Comité de concertation se réunissait ce vendredi, notamment pour se prononcer sur la réouverture des professions de contact. De leur côté, les secteurs de l’horeca, de la culture mais aussi des salles de sport restent désespérément à l’arrêt quasi-total depuis des mois.

Sans surprise, le Comité de concertation ne leur a pas amené de bonnes nouvelles ce vendredi. Mais le ministre Clarinval a tenu à adresser un message, via nos confrères du Soir, aux travailleurs de l’Horeca.

Il affirme que le gouvernement ne les oublie pas : « Les mesures prises aujourd’hui sont un bon signe pour eux aussi ; cela veut dire que, si les données épidémiologiques évoluent comme c’est le cas actuellement, et si la vaccination progresse, comme c’est prévu, nous pourrons donner des perspectives. C’est une tendance favorable. Sachez que nous avons commandé une nouvelle étude approfondie au Gems, le groupe d’experts, à propos précisément de l’horeca, la culture, l’événementiel. Ils remettront leurs conclusions le 26 février. Un nouveau Comité de concertation se penchera alors, le 26 donc, sur ces questions ».

Le ministre fédéral des Indépendants vise la mi-mars ou le mois d’avril, si et seulement si les chiffres continuent d’évoluer dans la même tendance qu’aujourd’hui.

« Faire une différence entre les professions de contact est discriminatoire »

Le fait que les coiffeurs soient autorisés à reprendre leur travail après plus de trois mois est à saluer. « Il était grand temps, car la pression sociale et financière devenait peu à peu insupportable pour les coiffeurs », selon le SNI. « Nous sommes heureux qu'ils puissent à nouveau exercer leur passion, mais nous nous interrogeons encore sur les conditions strictes qui leur sont imposées. Mais il faut se féliciter qu'il n’y ait pas de limite de temps pour les coiffeurs et qu’un cadre soit créé pour éviter des discussions sans espoir ».

Occasion manquée

Pourtant, ce comité de concertation est encore une autre occasion manquée. « Vous ne pouvez pas dire qu'un coiffeur peut faire son travail et pas les autres métiers de contact. Le fait que les esthéticiennes ou les barbiers, par exemple, ne soient pas autorisés à ouvrir est discriminatoire au sein du secteur. Cela ne fera que susciter davantage de ressentiment et de frustration et eux aussi sont capables de rouvrir dans les meilleures conditions sanitaires. Attendre jusqu'au 1er mars n'a aucun sens. C'est en fait la première fois qu'une distinction est faite à l’intérieur même des métiers de contact. Cela soulève beaucoup de questions. Comment peut-on justifier cela ? », se demande le SNI.

Le SNI ne veut pas que la date du 1er mars puisse encore être repoussée. « Les métiers de contact qui doivent encore rester fermés doivent travailler en vue de cette date. Si cette décision du comité de concertation devait être encore postposée, cela signifiera pour ces métiers un nouveau choc financier et mental. La décision a été prise et doit être considérée comme irréversible, à moins bien sûr que les chiffres n’aillent complètement dans le mauvais sens. Mais tous les chiffres actuels permettent déjà d'ouvrir toutes les professions de contact. Encore une fois : c'est une occasion manquée ».

Enfin, le SNI souhaite attirer une fois de plus l'attention sur les secteurs qui restent fermés. « Pourquoi ne leur présente-t-on pas un planning ? Cela devient totalement intenable pour eux maintenant. Donnons-leur de l'espoir en fixant des indicateurs concrets et en procédant à une réouverture progressive comme par exemple en Italie pour l'horeca, sous certaines conditions. Avec un tel plan de redémarrage, ils sauront enfin aussi vers quoi aller ».

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