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Le Ministre Frank Vandenbroucke et la Secrétaire d'État, Sarah Schlitz, intensifient la lutte contre les mutilations génitales féminines en Belgique

Le Ministre Frank Vandenbroucke et la Secrétaire d'État, Sarah Schlitz, intensifient la lutte contre les mutilations génitales féminines en Belgique
Belga

Le Ministre de la santé publique Frank Vandenbroucke et la Secrétaire d'État à l'Egalité des genres, à l'Egalité des chances et à la Diversité, Sarah Schlitz, ont annoncé le lancement d’une nouvelle étude sur le nombre de femmes en Belgique qui sont victimes de MGF.

Cette étude devrait fournir des chiffres actualisés sur le problème exact en Belgique. Cet état de fait doit être mis à profit pour adapter la politique au contexte actuel. Pour cette étude, le SPF Santé publique, l'Institut pour l'égalité entre les femmes et les hommes (IEFH) et le GAMS uniront leurs forces.

Les mutilations génitales féminines peuvent entraîner des complications physiques et psychologiques tout au long de la vie. Il s'agit d'une violation des Droits humains et d'un acte de violence sexiste. Il ne s’agit pas d’une pratique religieuse mais d’une tradition culturelle qui existe encore majoritairement dans certaines régions d’Afrique subsaharienne.

Bien que les mutilations génitales soient interdites en Belgique depuis 2001, certaines filles nées ici sont encore exposées à cette pratique. Elles risquent, par exemple, d'être mutilées lors d'un voyage dans le pays d'origine de leurs parents.

La Secrétaire d’Etat Schlitz précise: « Les mutilations génitales féminines sont des pratiques inacceptables et terriblement nuisibles tant physiquement que mentalement. Aucune femme au monde ne devrait avoir à subir cela. Il est primordial que nous intensifiions la lutte contre ce phénomène en Belgique également. »

Selon les derniers chiffres officiels pour la Belgique, datant de 2018, on estime que 17 575 femmes et jeunes filles déjà excisées vivaient en Belgique et que 8 342 d'entre elles risquaient de l’être. La plupart des filles et femmes qui ont déjà été excisées vivent à Bruxelles, Anvers et Liège.

La Flandre est la région la plus touchée avec plus de 11 000 filles et femmes qui ont été ou risquent d'être excisées ; en Région de Bruxelles-Capitale, elles sont 8 000 ; en Région wallonne, 5 500. 1 419 femmes excisées nécessitent chaque année des soins adaptés lors de leur accouchement dans une maternité belge.

Selon le Ministre Vandenbroucke : « Le personnel médical et les prestataires de soins de santé ne savent pas toujours comment traiter les victimes potentielles de mutilations génitales féminines. Ils ont cependant un rôle important dans la prévention et la détection des MGF. C'est pourquoi nous leur offrons une formation et une sensibilisation supplémentaires. Nous voulons les soutenir par ces mesures pour remplir au mieux leur mission. »

En outre, le Ministre et la Secrétaire d'État travaillent actuellement ensemble à l'élaboration d'un manuel destiné aux médecins qui doivent prendre en charge des victimes de mutilations génitales féminines. Ce manuel sera distribué plus tard dans l'année en consultation avec l'Ordre des médecins.

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