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«On est revenu à la genèse de l’émission: les grandes voix!»

«On est revenu à la genèse de l’émission: les grandes voix!»

Cette nouvelle saison, comment la sentez-vous ?

Amel Bent : Trop bien ! À la fin des auditions à l’aveugle, j’ai eu le blues. Et c’est la première fois que ça me fait ça, au bout de 4 saisons, si on compte celles que j’ai faites avec les Kids. C’est probablement dû au climat actuel. Il y a une nécessité à chanter. L’expérience est encore plus nourrissante… Et là, j’ai bien bouffé ! (rires) Marc Lavoine : On n’est pas là pour faire de la télévision avec « The Voice ». C’est plutôt la télévision qui capte un spectacle. Cet endroit, « The Voice », c’est un relais pour les gens, il permet d’être en contact avec des gens de partout, de toutes les religions…

Vianney, vous êtes le petit nouveau de la saison, et le plus jeune coach de l’histoire aussi. Comment avez-vous vécu cette première expérience ?

Vianney : Il y a eu beaucoup de trucs nouveaux dans ma vie, très vite. Ça me fait avancer progressivement, et ça me rend heureux. J’ai beaucoup de chance d’être avec ces trois-là ! J’espère que je ne me trompe pas ! (rires) Florent : Il a déjà pété deux sièges ! Vianney : Il faut se canaliser et gérer son énergie sur le plateau. Rester au même endroit pour moi pendant 15 minutes, c’est difficile !

Il est le plus jeune coach de l’histoire de The Voice France.
Il est le plus jeune coach de l’histoire de The Voice France.

Florent, vous revenez cette année. Vous y trouvez ce que vous cherchez ?

Florent Pagny : Oui. Les candidats sont en phase avec ce qu’ils proposent. Il n’y a pas d’artiste avec des postures. On est revenu à la genèse de l’émission, avec les grandes voix. C’est ce qui justifie le programme. Et j’espérais que ça se passerait comme ça. Pendant un moment, on était parti vers quelque chose de plus urbain.

C’est toujours aussi difficile pour vous de ne pas vous retourner, de ne pas prendre un candidat dans votre équipe ?

Marc Lavoine : Mes camarades s’expriment avec complaisance, mais avec une vérité gentille. Amel Bent : On peut avoir ultra bien chanté et ne pas plaire à tous. On le sait : on peut très bien ne pas aimer ce qu’on fait même si on a tout donné. C’est donc important de mettre la notion de sensibilité en avant.

Ce qui va tout bouleverser…

De nouvelles règles pour pimenter l’émission.
De nouvelles règles pour pimenter l’émission.

« Les émissions qui durent 10 ans, c’est rare. On reste droit dans nos pompes », lance Florent Pagny. Mais pour ne pas lasser le téléspectateur, la production de « The Voice » sur TF1 doit aussi augmenter la dose de suspense. De nouvelles règles – que les téléspectateurs de « The Voice Belgique » connaissent déjà – apparaissent donc au gré des saisons.

Une fois les épreuves des auditions à l’aveugle terminées, la règle du « talent volé » débarquera parmi les coachs. « C’est la règle la plus cool pour les candidats », commente Amel Bent. « Mais pour nous, c’est compliqué. Car on peut sauver certains talents, mais aussi faire de la peine à d’autres. Et ça, on n’en a pas envie. C’est les montagnes russes pour les candidats ! ».

Mais une autre règle est bien plus cruelle. Et elle provoquera une révolution, quoi qu’il arrive, dans l’émission, avant la phase finale des directs : les « cross battles ». À ce moment-là, chaque coach aura constitué son équipe qui ne comptera plus que 4 talents. Un coach appellera son talent pour affronter un candidat d’une autre équipe. Et ainsi de suite… Le public, présent virtuellement en plateau, choisira à chaque fois le « meilleur » des deux. Au final donc, au moment d’entamer les « lives », il ne restera plus que… 8 candidats au total. Et pas forcément 2 candidats par équipe. Vous l’aurez compris – mais on doute que ça arrive : il se pourrait bien qu’un, voire deux coachs, se présente sans aucun talent lors des phases finales. Ça ne va pas plaire à tout le monde, mais ça a le mérite de bien pimenter un (déjà) vieux concept.

«On n’est pas dans une guerre de zizis ici!»

«On n’est pas dans une guerre de zizis ici!»

Vianney, quand on est le petit nouveau à côté de 3 coachs confirmés, on a un peu le trac, on se demande comment sortir son épingle du jeu ?

Vianney : Non pas du tout. On est tous différents. On a le droit de venir comme on est dans l’émission. Florent Pagny : Oui, on l’a bien senti chez toi ! (rires) Vianney : Parfois, par contre, j’avais le trac pour les talents qui passaient. Mais entre coachs, on n’est pas dans une guerre de zizis ! (rires) Amel Bent : Surtout quand on n’en a pas ! Il faut savoir que nous, coachs, on est exactement comme vous quand vous regardez l’émission à la télé, depuis votre canapé. Derrière ce truc, on est des artistes, on est connu, on vit l’émission comme vous… mais aux premières loges. Et bon, on est payé aussi ! (rires)

C’est inévitable : en 10 saisons, les talents qui arrivent sont de plus en plus pros, en tout cas, ils semblent mieux préparés…

Florent : Il y a eu plus de « vrais » pros les années précédentes. Là, je trouve qu’il y en a beaucoup moins… Marc Lavoine : Aussi, il y a eu un passage où il y avait beaucoup plus d’interprètes dans l’émission. Maintenant, on voit apparaître pas mal de vrais auteurs de chansons.

Amel : A une certaine époque, aussi, il y avait une certaine démarche de la part des candidats. Mais aujourd’hui, on n’est plus là-dedans, ce n’est plus « fake ». Il y a une certaine insouciance.

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