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Dégâts à la collégiale de Mons: «Les coûts seront bien assumés par la fabrique»

La fabrique d’église devra payer les travaux de restauration.
La fabrique d’église devra payer les travaux de restauration. - Photo E.G.

Des couches de peinture bon marché, des bas-reliefs poncés à la fibre de verre, du béton pour réparer des ornements… Certains dégâts sur les œuvres de la collégiale sont irréversibles.

Ce lundi, en commission du parlement wallon, les députés Jacqueline Galant (MR) et Manu Disabato (Écolo) ont de nouveau interrogé la ministre à ce sujet. Objectif : connaître le suivi mis en place à Mons et surtout éviter que cela se reproduise ailleurs.

La ministre en charge du patrimoine, Valérie De Bue, a bien expliqué que le bâtiment était intégralement classé. « J’ai récemment rencontré le président de la fabrique d’église, avec le bourgmestre de Mons. Le président de la fabrique a reconnu ses responsabilités, expliquant qu’il s’agissait d’un problème d’organisation, précisant aussi que le confinement avait accéléré les interventions. » La ministre souligne encore qu’un comité d’accompagnement va se réunir dans les prochaines semaines. Il faudra lancer les études techniques, voir quelles méthodes utiliser pour tenter de restaurer un maximum d’œuvres.

« C’est inacceptable »

« Les coûts sont importants, ils n’ont pas encore été estimés totalement, indique la ministre Valérie De Bue. Mais vu le contexte, les assurances et la région ne vont pas intervenir. Les coûts seront donc supportés par la fabrique. »

Valérie De Bue a ensuite précisé qu’elle comptait bien renforcer la sensibilisation et l’information des fabriques d’église au sujet de ce qu’elles devaient faire quand elles souhaitaient restaurer des œuvres d’art. « Une chose est sûre, ce qui s’est passé à Mons, dans une collégiale de ce niveau-là, c’est inacceptable ! »

Jacqueline Galant a repris la parole expliquant que même si c’était la fabrique qui payait, in fine, cela retomberait aussi sur la Ville de Mons étant donné que les fabriques sont en partie financées par les communes. Manu Disabato a demandé à la ministre de ne pas totalement fermer le financement régional au cas où cela s’avérait nécessaire pour la collectivité.

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