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L’horreur dans une fourrière à l’Île Maurice: des chiens affamés à l’abandon se mangent les uns les autres pour survivre (photos)

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L’horreur dans une fourrière à l’Île Maurice: des chiens affamés à l’abandon se mangent les uns les autres pour survivre (photos)
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À l’Île Maurice, on recense environ 250.000 chiens qui ont, pour la plupart, un propriétaire, mais qui ne sont pas souvent stérilisés. Ceux-ci ont donc la liberté d’errer dans les rues et sur les plages de l’île, et donnent naissance à d’autres chiots. Un plan d’envergure est en cours d’élaboration afin de stériliser un maximum des chiens de l’île mais, en attendant, nombre d’entre eux se retrouvent en fourrière, où les conditions de vie peuvent être déplorables.

En effet, un expatrié souhaitant rester anonyme a déclaré l’horreur qu’il a constatée en visitant une fourrière appartenant à l’État en décembre 2020, lui qui voulait retrouver son chien disparu. Il a décrit des conditions de vie inhumaines, qui poussent les chiens à manger les pattes de leurs congénères morts ou mourants.

Passage à l’action

Les cages contiennent jusqu’à 30 ou 40 animaux, dont certains avec un collier. L’homme précise qu’il a dû laisser son téléphone à l’entrée de la fourrière, afin qu’il ne puisse pas enregistrer ce qui se passait à l’intérieur. « Si les Mauriciens savaient ce qui se passait, ils seraient tous dehors en train de protester », affirme le témoin.

« Les milliers de touristes qui visitent l’île Maurice chaque année seraient choqués d’apprendre que les chiots avec lesquels ils jouent sur la plage risquent d’être rassemblés pour dépérir et mourir dans une fourrière gouvernementale infernale », a déclaré Claire Bass, directrice exécutive de la Humane Society International, une ASBL qui défend le bien-être des animaux.

Celle-ci déplore le manque total de volonté de la part des politiques pour faire avancer les choses, en accélérant le programme de stérilisation sur l’île, afin de réduire le nombre de chiens errants. Souhaitant vérifier les conditions de vie des chiens, l’ASBL s’est vue refuser l’accès à la fourrière. Elle demande également que l’établissement devienne un organisme indépendant axé sur le bien-être des animaux.

Les responsables de la fourrière ainsi que le ministre compétent ont été cités à comparaître.

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