Abonnez-vous pour 1€

Paddock: Xavier Siméon en mode tapis blanc

Xavier Siméon (à droite) skie avec Andrea Pasqualon, cycliste de l’équipe Intermarché-Wanty-Gobert. @X.S.
Xavier Siméon (à droite) skie avec Andrea Pasqualon, cycliste de l’équipe Intermarché-Wanty-Gobert. @X.S.

En plus d’être un paradis fiscal pour une multitude de sportifs de haut niveau, c’est aussi un terrain d’entraînement exceptionnel à tout moment de l’année. Surtout que ce minuscule pays à flancs de Pyrénées est à cent lieues des contraintes que nous impose la pandémie.

« Depuis le confinement au printemps dernier, nous avons retrouvé un mode de vie normal », raconte Xavier Siméon. « Les bars, les restos et les stations de ski sont ouverts. À une nuance près pour ces dernières : il faut montrer sa carte de résident pour bénéficier des remonte-pentes. »

Ce dont le Belge ne se prive pas. Quand nous l’avons appelé ce mardi, il dévalait de belles pistes de poudreuse en compagnie d’Andrea Pasqualon, l’un des membres de l’équipe cycliste Intermarché Wanty Gobert. « Je n’ai pas encore repris l’entraînement à fond », raconte le Belge. « Ma première course, c’est dans deux mois à l’occasion des 24 Heures du Mans. Ce qui ne m’empêche pas de m’entretenir. Deux à trois fois par semaine, je fais de la rando. Des sorties de deux heures où j’escalade les pentes avec des skis couverts de peaux de phoques. Une fois en haut, je glisse gentiment jusqu’au pied des pistes. Dès la semaine prochaine, je vais me coller au programme qu’Eric Lambert va m’envoyer pour arriver au top de ma forme fin avril. Par rapport à la Moto2, l’effort est tout aussi violent et il dure plus longtemps. En GP, ma machine affichait 135 kg sur la balance. La Suzuki d’endurance dépasse les 200 kg avec le plein. Et puis, une course de Moto2 dure environ 40 minutes. Au Mans, je devrai être capable de tenir le coup pendant une heure mais, surtout, de répéter cet effort à huit reprises pendant vingt-quatre heures. »

Outre cet entraînement, Xavier Siméon doit aussi surveiller son poids constamment. « Je suis de nature plutôt forte », admet notre compatriote. « C’est grâce au sport que je parviens à perdre les kilos nécessaires pour être en forme. Il n’est pas question de relâcher mon effort. »

Notre sélection vidéo