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Procédure de destitution de Donald Trump: le Sénat américain entame le second procès historique après les violences au Capitole

Procédure de destitution de Donald Trump: le Sénat américain entame le second procès historique après les violences au Capitole
Belga

Vivant désormais en Floride, le milliardaire ne se rendra pas au procès. Et il fait peu de doute qu’il sera, à son terme, acquitté.

Dans un grand silence, les élus démocrates chargés de l’accusation ont traversé jusqu’au Sénat les mêmes couloirs du Capitole, siège du Congrès, où s’étaient précipités des manifestants pro-Trump le 6 janvier, semant le chaos et forçant l’évacuation des parlementaires.

Situation inédite, les 100 sénateurs qui font office de jurés furent ainsi les témoins, et victimes, de l’attaque.

Après une prière, ils ont pris place pour ce procès doublement historique.

C’est en effet la première fois qu’un ex-président américain est visé par une procédure de destitution après avoir quitté la Maison Blanche. Et le 13 janvier, le magnat de l’immobilier était déjà devenu le premier président à être frappé deux fois par une mise en accusation (« impeachment ») à la Chambre des représentants, cette fois pour « incitation à l’insurrection ».

Les images fortes de ces violences, qui ont fait cinq morts, et le discours de Donald Trump à ses partisans quelques minutes auparavant vont occuper un rôle central dans l’accusation des démocrates, qui ont promis de « nouvelles » pièces à conviction.

C’est un débat juridique sur la constitutionnalité du procès qui va occuper l’après-midi mardi : chaque camp a deux heures pour livrer ses arguments et les sénateurs voteront ensuite pour dire s’ils se jugent compétents.

« Des faits concrets et solides »

Le dossier d’accusation contre Donald Trump se fonde sur des « faits concrets et solides », a déclaré mardi l’élu et procureur démocrate Jamie Raskin, en diffusant dès l’ouverture du procès de l’ancien président devant le Sénat un montage vidéo à charge.

L’élu, un ancien professeur de droit, a promis d’éviter « les longues leçons » ennuyeuses et a projeté un film de plusieurs minutes, juxtaposant des extraits des déclarations enflammées de Donald Trump devant ses partisans, réunis le 6 janvier à Washington, et des scènes de violences lors de leur assaut sur le Capitole quelques instants plus tard.

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