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Coronavirus: le site de Seneffe «réalise toutes ses obligations contractuelles», affirme Thermo Fisher

Coronavirus: le site de Seneffe «réalise toutes ses obligations contractuelles», affirme Thermo Fisher
Belga Image

Son directeur général pour l’Europe, Cédric Volanti, réfutait ainsi les allégations selon lesquelles le site de Seneffe serait partiellement responsable des retards annoncés par AstraZeneca dans sa fourniture de vaccins contre la Covid-19.

Interrogé par des journalistes, il a également assuré que l’acquisition de Novasep en plein rush pour la fabrication du vaccin n’avait en rien interféré sur ce processus.

Avant la visite du commissaire au Marché intérieur, l’AFMPS (Agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé) s’était déjà rendue fin janvier à Seneffe pour inspecter le site dans le cadre d’un contrôle européen, comme elle l’a fait à Puurs (Pfizer-BioNTech). Les trois fabricants de vaccins approuvés par l’UE connaissent des retards de production.

Après quelques semaines de tension, le ton était bien plus positif ce mardi. « Le travail qui est réalisé ici dans l’intérêt général est remarquable », a jugé le commissaire Breton, chargé la semaine dernière par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen de soutenir la montée en puissance de la production de vaccins en Europe.

Il entamait à Seneffe une série de visites de terrain qui le conduiront aussi sur des sites liés à Pfizer-BioNTech et Moderna, avant d’autres sites au fur et à mesure que de nouveaux vaccins seront approuvés.

Echange de compétences

Le Français vise la création d’un réseau d’échange de compétences entre ces « têtes de pont » industrielles, a-t-il indiqué.

« J’ai été moi-même industriel, je connais ces processus, je sais que tout ne démarre pas en un claquement de doigts, qu’il y a des bonnes pratiques à partager. Et n’oublions pas que ces vaccins ont été développés en quelques mois à peine, une prouesse », a commenté le Français.

Non sans insister sur le nécessaire rendement des cuves de production, il a montré la volonté de la Commission d’aider à lever les « goulets d’étranglement » dans la chaîne d’approvisionnement.

Parmi ces freins à la production, Thierry Breton a déjà identifié la fourniture des poches stériles à usage unique qui s’intègrent dans les cuves de fabrication du principe actif, et qui ne sont produites que par quelques usines au monde, prises d’assaut par les commandes.

La fourniture de certains filtres, ou encore la fluidité avec les usines de mise en flacons, peuvent également être améliorées, a-t-il cité en notant que la chaîne d’approvisionnement d’un vaccin comportait parfois 400 composantes.

Présent depuis Boston par visioconférence, le président de Thermo Fischer Mike Shafer a également relevé un problème de « montée des compétences et des expertises » en Europe. Il a toutefois souligné « l’énorme expertise » de la Belgique en la matière, ainsi qu’un accès aisé aux infrastructures, qui expliquent la présence plus abondante de firmes spécialisées sur ce territoire. « On essaie d’avoir un pool de ressources en Europe pour répondre à cette question », a indiqué M. Breton.

Dans le même temps, AstraZeneca a annoncé un partenariat avec la firme allemande IDT Biologika pour accélérer la production de vaccins anti-Covid-19 pour l’Europe au deuxième trimestre de cette année, et créer de nouvelles capacités de production à Dassau pour la fin 2022.

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