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Rénovation des bâtiments scolaires: CECP et CAL répondent au SeGEC

Rénovation des bâtiments scolaires: CECP et CAL répondent au SeGEC
Belga

«Il est particulièrement outrancier de systématiquement réclamer de l’argent public tout en revendiquant son autonomie de gestion et sa particularité propre au secteur privé», réplique le président du CECP, Laurent Léonard, par ailleurs député PS aux parlements de Wallonie et de la Fédération.

Le CECP souligne la nécessité de prendre en compte les diverses contraintes qui pèsent sur les écoles communales et provinciales et auxquelles ne sont pas tenus les établissements du libre.

«Nous sommes tenus d’accepter tous les élèves qui souhaitent fréquenter nos écoles, d’organiser des cours philosophiques à la demande, d’organiser une école primaire. Nos bâtiments scolaires sont et restent propriété publique, tous nos agents relèvent du droit public par rapport au droit privé. Nous sommes soumis au contrôle budgétaire et à la tutelle de nos actes par les régions, nous sommes soumis aux marchés publics et à des procédures strictes en matière de commandes, nous sommes élus dans le cadre de règles démocratiques et, corollairement, assermentés, soumis à la sanction populaire et à un certain nombre de règles régissant les actes commis par des mandataires publics. Nous sommes également soumis à un contrôle interne sur base du contrôle des minorités dans les différentes instances. Nos actes doivent être motivés. Nos délibérations bénéficient de la publicité des débats et des votes», énumère Laurent Léonard.

Le président du CECP ajoute qu’il n’admettra «jamais que les uns revendiquent leur liberté en la faisant payer par d’autres.»

De son côté, le CAL affirme que si l’enseignement privé confessionnel veut obtenir le même financement que l’enseignement public, «qu’il en assume les mêmes obligations, notamment en organisant le cours de philosophie et de citoyenneté (CPC) tout au long de la scolarité.»

La FWB a décidé d’allouer 300 des 500 millions d’euros qu’elle va toucher du plan de relance européen à la rénovation (énergétique) de ses bâtiments scolaires.

De ces 300 millions, le ministre en charge des Bâtiments scolaires, Frédéric Daerden (PS), veut en allouer 58,5% au réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE, ex-Communauté française), dont les bâtiments ont particulièrement pâti d’un sous-investissement chronique ces dernières décennies.

Le reste, soit 41,5%, serait partagé entre le réseau officiel subventionné (écoles communales et provinciales) et l’enseignement libre, confessionnel et non confessionnel.

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