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«Nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement»: le variant britannique responsable de 20 à 25% des infections en France

«Nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement»: le variant britannique responsable de 20 à 25% des infections en France
AFP

«Nous avons identifié dans ce département de la Moselle plus de 300 cas de mutations évocatrices de variants sud-africains et brésiliens ces quatre derniers jours, et (...) il y avait déjà 200 cas supplémentaires identifiés les jours précédents», a-t-il indiqué jeudi au cours d’une conférence de presse.

Il se rendra vendredi dans le département. Objectif: «évaluer la situation, échanger avec l’ensemble des élus du territoire, les acteurs de santé, le préfet, les responsables de l’Agence Régionale de Santé, et mener une concertation afin d’anticiper les réponses qu’il nous faudra trouver collectivement».

Interrogé sur BFMTV, le maire (LR) de Metz François Grosdidier s’est prononcé en faveur d’un reconfinement local. Comme on lui demandait s’il y avait urgence à reconfiner la Moselle, l’ancien sénateur a répondu: «Je pense que oui, hélas.»

«Si ça se confirme avec ces centaines de cas et en plus avec ces variants africains, brésiliens sur lesquels le vaccin est manifestement inopérant, oui il faut prendre ces mesures», a-t-il insisté.« Nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement ».

«Même sur un plan économique, social et moral, il vaut mieux des mesures fortes mais courtes que des mesures qui se prolongent dans le temps mais sont sans effets», a estimé François Grosdidier.

Pour Olivier Véran, «il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie».

Ces variants brésilien et sud-africain sont particulièrement surveillés car, outre le fait qu’ils semblent être plus contagieux, comme celui qui a émergé au Royaume-Uni, ils pourraient également être «moins sensibles à certains vaccins disponibles» et «échapper aux anticorps fabriqués» par les personnes guéries du Covid-19, a souligné Olivier Véran.

Les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l’étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé, a précisé le ministre, ce qui pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée de ces variants dans la population.

Les autres départements français sont beaucoup moins touchés par ces deux variants, avec entre zéro et «près de 40 cas» (en Dordogne), et une proportion «de l’ordre de 4% à 5%» de l’ensemble des cas positifs à l’échelle du pays.

Il s’agit de cas suspectés d’être des variants après analyse par test PCR de criblage, une méthode plus poussée que les PCR classiques, qui doit ensuite être confirmée par un séquençage génétique.

Dans le même temps, le variant britannique, suspecté de représenter 15% du total des cas positifs il y a encore une semaine, est probablement «responsable de 20% à 25% des infections» aujourd’hui, a estimé Olivier Véran.

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