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«Le domaine de Chevetogne doit-il mourir?», s’interroge son directeur

«Le domaine de Chevetogne doit-il mourir?», s’interroge son directeur

Le Domaine de Chevetogne (Rochefort, province de Namur) doit économiser 400.000 euros en 2021, 800.000 en 2022 et 1,2 million d’euros en 2023. « Lors du conseil provincial de janvier, la majorité a refusé la proposition de nouvelle tarification », rappelle le directeur, Bruno Belvaux. Il s’inquiète que les alternatives pour réaliser les économies signifient à terme la décrépitude du domaine qui s’inscrit dans une démarche de réserve naturelle.

« Trois tarifs différents en fonction de la saison touristique et de l’usage qu’ont les visiteurs du domaine, soit entre 6 et 15 euros la journée, permettraient d’économiser 220.000 euros sans toucher à l’emploi. Mais personne ne veut en prendre la responsabilité politique », a-t-il insisté.

La majorité provinciale s’est opposée à une augmentation du ticket d’entrée. « Elle a exigé que nous retrouvions ces montants à l’intérieur de nos dépenses (…) C’est irréaliste », dénonce-t-il.

Le directeur met en garde sur l’avenir des lieux. En sabrant dans le personnel, c’est la qualité de cette attraction touristique qui baissera. « Un jardin non entretenu pendant 15 jours n’est plus un jardin qu’on vient visiter », a-t-il argumenté.

« La stratégie que nous menons au domaine de Chevetogne depuis 25 ans est de figurer comme exemple européen de tourisme intégré et durable. Mais en affamant ce service public, tout ce qu’on va réussir à faire, c’est provoquer sa mort », conclut-il.

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