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Une école cesse sa collaboration avec une enseignante intérimaire pour des clichés sexy

Une école cesse sa collaboration avec une enseignante intérimaire pour des clichés sexy
123rf

Plusieurs parents s’étaient interrogés récemment sur la capacité de la femme à encore enseigner aux élèves et avaient exigé que l’école prenne des mesures. «En tant qu’école, nous avons été complètement pris par surprise par cette nouvelle. Afin de garantir la vie privée de la personne concernée, nous ne pouvons pas entrer dans les détails», a répondu la direction.

L’établissement a informé les élèves concernés et leurs parents de la décision de mettre fin au contrat de l’enseignante.

Si, dans ce cas particulier, il n’y a pas de problème car l’employeur et l’employé ont mis fin à leur collaboration d’un commun accord, de manière générale, une personne ne peut pas être licenciée pour de seuls actes commis dans sa vie privée, soutiennent des experts en droit du travail. «Votre vie privée ne relève pas de l’autorité de l’employeur, et en fait, l’employeur n’a rien à en dire», analyse un conseiller juridique en droit du travail de SD Worx. «Il est possible pour un employeur de faire valoir que la confiance mutuelle a été violée à un point tel qu’elle constitue un motif de licenciement mais cette confiance doit pouvoir être raisonnablement mise à l’épreuve.»

Un employeur n’a donc pas la liberté de simplement renvoyer un collaborateur s’il ne s’agit pas de faits criminels. «En Belgique, les contrats de travail ne décrivent généralement pas de manière très précise les choses que vous n’êtes pas autorisé à faire en privé, mais cela dépend de l’entreprise. En tout cas, il arrive rarement qu’un comportement en privé conduise à un licenciement», relève encore cet expert en droit du travail.