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Souvenirs, souvenirs…

Philippe Dewitte
Philippe Dewitte - D. R

Mais que sont nos souvenirs ? Récemment, l’ex-coach de Nantes Christian Gourcuff disait : « Je me rappelle qu’en 1970, je me levais au milieu de la nuit pour admirer le Brésil de Pelé ». Vérification faite, le Brésil avait joué trois de ses matches à 23h, heure de chez nous, et les trois autres à 19h…

Voici quelques années, je suis retourné à Saint-Marcel d’Ardèche, là où, il y a 56 ans, nous avions vécu, mes sœurs et moi, l’un des plus beaux moments de notre début de vie. C’était une étape sur la route de l’Espagne (il n’y avait pas encore d’autoroutes !) et c’est là que nous avions découvert le jus d’abricot, le chant des cigales et les champs de dolmens au milieu desquels notre cher papa nous avait expliqué la différence avec les menhirs d’Obélix. Voici quelques années, donc, j’ai pleuré d’émotion devant l’hôtel où nous avions logé enfants. Avant de me rendre compte que ce n’était pas le bon. Quand je l’ai enfin trouvé, de l’autre côté de la place, je n’avais plus de larmes.

Hier, en pensant à tout ça, je me suis repassé la finale de 1970. Alors qu’à l’époque, les Brésiliens me semblaient voler, je les ai vus jouer en marchant. Aujourd’hui, ils ne résisteraient sans doute pas au « pressing haut » de Zulte Waregem.

« Ô temps, suspends ton vol, et laisse-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours. » Lamartine avait raison, tout va trop vite. Ohé les jeunes, vous qui avez tout le temps devant vous, même en cette drôle de période, faites-en bon usage, avant que Messi, Mbappé, Lang et les autres ressemblent à des « escargots à freins », comme dirait ma femme. Ce qui arrivera bien plus vite qu’ils ne courent aujourd’hui…

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