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Les partis socialistes souhaitent pouvoir interdire les «groupes non démocratiques» qui incitent à la haine

Ahmed Laaouej
Ahmed Laaouej - Belga Image

Plusieurs députés socialistes, dont les deux chefs de groupe – pour le sp.a il s’agit de Melissa Depraetere – ont cosigné ce texte, dont Hervé Rigot et Khalil Aouasti, a-t-il précisé à l’agence Belga, confirmant une information publiée par le journal ’De Morgen’.

Les deux partis socialistes souhaitent étendre la loi de 1934 sur la milice privée aux groupes qualifiés de « non démocratiques ».

À l’ère de l’information, le plus grand danger ne vient plus des troupes de choc défilant dans les rues en uniforme et menaçant le monopole de la violence par l’État, écrivent la sp.a et le PS dans leur projet de loi. Le danger vient principalement des organisations qui, souvent en ligne, incitent à la haine, à la violence et à la discrimination.

« Nous adaptons la loi sur la milice privée pour la mettre à jour », a expliqué Mme Depraetere. « Toute association qui appelle à prendre les armes est dangereuse. De telles organisations n’ont pas leur place dans notre démocratie et notre état de droit. Avec cette proposition, nous allons lutter contre le terrorisme sous quelque forme que ce soit », a ajouté la cheffe de groupe sp.a.

Cette proposition de loi s’appuie sur un texte datant d’il y a près de dix ans. En 2012, le député sp.a Peter Vanvelthoven avait déjà tenté – mais en vain – d’étendre la loi sur les milices privées, une tentative relancée par une ancienne cheffe de groupe, Meryame Kitir – devenue ministre de la Coopération au développement dans le gouvernement Vivaldi dirigé par Alexander De Croo.

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