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Audrey Pulvar sort du silence et réagit aux accusations de pédophilie dont son père fait l’objet: «Je suis la fille d’un monstre» (vidéos)

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Audrey Pulvar sort du silence et réagit aux accusations de pédophilie dont son père fait l’objet: «Je suis la fille d’un monstre» (vidéos)
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Ce lundi matin, l’émotion était au rendez-vous dans la matinale de France Inter, où Audrey Pulvar s’est exprimée pour la première fois depuis que ses cousines ont révélé avoir été victimes de son père, Marc Pulvar. Cette figure du syndicalisme martiniquais, est accusée d’avoir été un pédocriminel par trois femmes de sa famille, qui veulent mettre un terme à l’héroïsation de ce personnage. En 2002, une plainte avait été déposée par les cousines d’Audrey Pulvar, mais elle avait été classée sans suite car les faits étaient prescrits.

L’ancienne chroniqueuse de « On n’est pas couché » a brisé le silence pour la première fois et a livré son ressenti à propos des accusations qui touchent son père, décédé en 2008. « Évidemment, c’est quelque chose qui est très difficile. Je suis là en tant que moi, et en tant que fille d’un pédocriminel, d’un monstre au sens actuel du mot. Quand vous êtes la fille d’un monstre, forcément vous vous demandez si vous êtes un monstre vous-même. C’est un processus presque automatique. Les choses sont un peu moins simples qu’elles n’y paraissent, et je ne suis pas là non plus pour répondre à mes détracteurs, dont je n’ai pas grand-chose à faire sur ce sujet », a-t-elle confié.

Parler de ces événements traumatisants n’est pas évident pour Audrey Pulvar, d’autant que les souvenirs sont confus dans sa tête, les faits s’étant déroulés lorsqu’elle était encore une jeune enfant : « Depuis 45 ans, je sais qu’il s’est passé des choses confusément, c’est-à-dire que quand j’avais 5 ans, 6 ans, 7 ans – j’étais donc très petite – il s’est passé des choses dont je sentais qu’elles n’étaient pas normales. (…) Je passais les vacances d’été avec mes cousines, sous la garde de mon père. Je sentais qu’il y avait un climat que je ne comprenais pas, mais je ne savais pas ce que c’était. »

Elle poursuit : « Un jour, ma cousine Barbara, m’a dit après une dispute – dans ma mémoire elle avait 7 ans : ‘Oh, ton père a mis sa main dans ma culotte’. Ça m’avait tétanisée. Après, ces souvenirs-là ont été cadenassés dans mon cerveau pendant 25 ans en revenant par flash, celui-là comme d’autres, sans que je sache ce que c’était. Ça prend du temps, vous savez. Les victimes ont mis 25 ans à parler. Non, il ne m’est pas venu à l’idée de le dénoncer. Je ne savais pas que je savais. Ce n’est pas quelque chose qui est devant vous et que vous identifiez. Il faut du temps pour pouvoir se dire qu’on a vécu ces choses-là. »

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