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Cinq ans de prison, dont trois avec sursis, requis contre l’ex-secrétaire d’État français Georges Tron pour viols

Cinq ans de prison, dont trois avec sursis, requis contre l’ex-secrétaire d’État français Georges Tron pour viols
Belga

Deux anciennes employées de la commune de Draveil (Essonne) accusent le maire LR de leur avoir imposé des attouchements et pénétrations digitales entre 2007 et 2010, généralement lors de scènes de triolisme avec son adjointe à la Culture d’alors, Brigitte Gruel.

Dans le cas de Georges Tron, l’accusation a demandé à la cour que les deux ans de peine requise non couverts par le sursis soient effectués sous bracelet électronique. Elle a aussi requis deux ans de prison avec sursis contre Mme Gruel.

Les accusés, qui nient en bloc, avaient été acquittés en première instance.

Dans un réquisitoire de deux heures et demi, l’avocat général Jean-Christophe Muller a tenté de « démêler cet entrelacs serré qui dans ce dossier fait se mêler tout à la fois la politique, la morale et le droit ».

Il a appelé la cour à condamner Georges Tron pour viols mais non commis en réunion, estimant que Brigitte Gruel s’était rendue coupable uniquement d’agressions sexuelles en réunion, et non de viols, sur Virgine Ettel et Eva Loubrieu.

Dans le sillage des avocats des parties civiles la veille, le ministère public a mis l’accent sur un « mécanisme d’emprise » qu’aurait exploité Georges Tron dans ses relations avec ses détractrices. D’après eux, cet ascendant moral constitue une forme de contrainte – l’une des caractéristiques du viol et de l’agression sexuelle dans le code pénal.