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29 agents du renseignement condamnés à mort au Soudan pour le meurtre et la torture d’un professeur qui avait participé à une manifestation

Une autre manifestation au Soudan.
Une autre manifestation au Soudan. - Isopix

Mort en détention en février 2019 dans l’État de Kassala (est), Ahmed al-Khair avait été arrêté pour avoir participé à des manifestations contre l’autocrate qui a dirigé le Soudan sans partage durant trente ans, jusqu’à sa chute en avril de cette année-là.

Le décès de cet homme de 36 ans avait suscité l’indignation de la population.

« La Cour suprême a décidé cette semaine de confirmer la condamnation à mort, par une juridiction inférieure, de 29 agents du renseignement » accusés de meurtre et de torture, a indiqué l’avocat Adel Abdelghani.

Trois autres accusés ont écopé de trois ans de prison et cinq personnes ont été acquittées, a-t-il ajouté.

Les prévenus peuvent toutefois encore « se pourvoir en appel devant la Cour constitutionnelle », selon M. Abdelghani.

M. Béchir, âgé de 76 ans, est incarcéré dans la prison de Kober à Khartoum depuis sa destitution.

Il est actuellement jugé, aux côtés de 27 autres accusés, pour le coup d’État qui l’a porté au pouvoir en 1989, une première dans le monde arabe.

Ce procès ouvert en juillet 2020 a plusieurs fois été reporté. La prochaine audience est prévue le 23 février.

Il est également mis en cause devant la Cour pénale internationale pour génocide et crimes de guerre au Darfour (ouest), région ravagée par la guerre où le conflit débuté en 2003 a fait 300.000 morts et des millions de déplacés, selon l’ONU.

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