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Première naissance en France après une greffe d’utérus: «La mère et l’enfant vont bien»

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Première naissance en France après une greffe d’utérus: «La mère et l’enfant vont bien»

«La mère et l’enfant vont bien», a indiqué à l’AFP le professeur Jean-Marc Ayoubi, chef de service de gynécologie-obstétrique et de médecine de la reproduction de l’hôpital Foch, dont l’équipe a permis cette première française.

La mère, Deborah, âgée de 36 ans, avait bénéficié en mars 2019 de la première greffe d’utérus française, réalisée par la même équipe - avec l’utérus d’une donneuse vivante, qui n’était autre que sa mère alors âgée de 57 ans.

Née sans utérus, la patiente greffée est atteinte du syndrome de Rokitansky (MRKH), une condition qui touche une femme sur 4.500 à la naissance.

Cette grossesse constitue un espoir pour les patientes nées sans utérus ou celles auxquelles il a dû être enlevé. Elle représente une alternative expérimentale à la gestation pour autrui (GPA), interdite en France, ou à l’adoption.

La première naissance au monde après une greffe d’utérus a eu lieu en Suède en 2014. La naissance, survenue un an après la transplantation, avait été annoncée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet par l’équipe du professeur Mats Brännström de l’université de Göteborg. La donneuse vivante avait 61 ans.

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