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Province de Luxembourg: 64 postes ouverts pour vacciner le grand public dès mars

La vaccination pour les personnes à risque débutera d’ici quelques semaines
La vaccination pour les personnes à risque débutera d’ici quelques semaines - Belga

D’ici trois semaines, les grandes manœuvres de la vaccination entreront en piste. Les premiers centres de vaccination ouvriront leurs portes pour accueillir la tranche la plus à risque du grand public. « Tout avance à grands pas », remarque Stéphanie Wilmet, la porte-parole du cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. Elle poursuit : « Tout se met en place et avance bon train. Les sites qui devront accueillir les centres de vaccination ont été arrêtés. Nous en sommes à la passation des marchés publics. Ils ont été lancés la semaine dernière. »

Si les lieux sont ciblés, il reste à tout organiser. « Il revient à chaque centre de tout mettre en œuvre pour l’organisation. Il leur sera mis à disposition le matériel informatique et chaque centre pourra compter sur une équipe active dans l’événementiel pour ce qui est de la mise en place des box.»

Entendez qu’il revient à chaque centre de s’assurer du recrutement des professionnels de la santé qui devront vacciner ainsi que l’ensemble du personnel administratif nécessaire.

En province de Luxembourg, le Forem a d’ores et déjà lancé un large appel à candidatures.

36 postes sont à pourvoir pour les infirmiers. La durée de recrutement est prévue pour une durée minimale de 6 mois. L’objectif de cet appel est de constituer une réserve de recrutement d’infirmiers pour les centres de Virton, Arlon, Marche-en-Famenne et Libramont et Bastogne.

Il faut 10 médecins

Le centre majeur de Marche est, comme il fallait s’y attendre, celui ayant le plus grand besoin de bras. C’est ainsi que 20 postes infirmiers sont requis pour ce centre alors que ceux de Libramont, Arlon, Virton et Bastogne ont chacun besoin de quatre infirmiers.

Les missions sont triples : gérer les problèmes infirmiers en centre conformément aux prescrits légaux, préparer et administrer le vaccin, assister le médecin en cas de nécessité. Il faut au moins avoir un bachelier en soins infirmiers ou être breveté.

Les centres resteront ouverts 6 jours sur 7 et de 6 heures à 22 heures pour le centre de Marche et de 8 heures à 22 heures pour les autres centres.

La seconde offre concerne l’ouverture de 18 postes de préparateur de vaccin pour les mêmes centres. Le centre de Marche en 10 alors que les autres n’en disposeront que de deux chacun. Les missions consisteront à gérer les stocks et manipuler les décongélations et s’adapter aux flux de vaccination, diluer les vaccins (à préciser en fonction des modalités propres aux différents vaccins), conditionner les vaccins, organiser la récupération des déchets médicaux.

Les profils recherchés pour cette tâche s’étendent des médecins et infirmiers titulaires d’un master aux infirmiers A1 et infirmier breveté.

Une réserve ouverte

Une troisième ouverture de poste ciblera dix médecins dont les tâches seront de gérer les problèmes médicaux en centre conformément aux prescrits légaux, arbitrer les questions relatives à la décision de vacciner un citoyen au questionnaire médical délicat, préparer et administrer le vaccin, contrôler et agir en cas d’incidents médicaux.

Les candidats peuvent se faire connaître jusqu’au 14 mars via le site web du Forem. « L’AVIQ a également ouvert une réserve à candidatures qui servira à combler les trous si les centres ne parvenaient pas à compléter l’ensemble des horaires. Il faut dire que l’engouement est grand ! En quatre jours, la semaine dernière, c’est pas moins de 2.500 candidats qui se sont manifestés », confie Stéphanie Wilmet.

Du côté des médecins généralistes, on se veut plus prudent. Guy Delrée, médecin généraliste à Marche et président de la fédération des associations de généralistes wallons confie : « Nous ne savons rien pour l’instant. Beaucoup sont d’accord de se rendre disponible, mais si je prends mon cas personnel, je ne tiens pas à passer mes soirées et mes week-ends au centre de vaccination comme si c’était un hobby. J’attends de voir une organisation professionnelle pour pouvoir gagner en efficacité. »

Clément Glesner

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