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Business: 10 étapes pour créer votre entreprise

Vous avez envie de créer votre entreprise ? Il vous faudra suivre 10 étapes indispensables
Vous avez envie de créer votre entreprise ? Il vous faudra suivre 10 étapes indispensables - 123rf

Peut-être en avez-vous toujours rêvé ou bien l’idée vous est-elle venue pendant la crise ? Toujours est-il que vous avez l’envie de vous lancer et de créer votre entreprise. Votre objectif ? Une affaire qui roule et qui vous épanouira sur le plan personnel. Le 1890 peut vous y aider. C’est le guichet d’information à destination des (futurs) entrepreneurs wallons, créé il y a un peu plus de 2 ans par la Sowalfin, l’outil wallon partenaire des PME.

La première étape, c’est bien évidemment d’avoir l’idée. Pour cela, vous devrez être inventif et chercher à être unique sur votre marché. Observez les tendances, les modes de consommation et croisez vos idées jusqu’à tenir la nouveauté.

Ensuite, vous devrez faire de votre idée un projet. Faites-la mûrir, ancrez-la dans la réalité et commencez à dessiner les grands traits de votre argumentaire. Mettez-vous dans la peau d’un investisseur et imaginez les questions qu’il vous poserait, fabriquez un prototype de votre produit.

Demande existante

« Souvent, les personnes qui nous contactent ont l’idée et c’est tout. Nous leur disons que ce qui est d’abord important, c’est de la structurer puis de réaliser une étude de marché et un business plan », explique Hugo Moreau, conseiller au 1890. Vous devez en effet mettre votre concept à l’épreuve avec une étude de marché. Le but est de s’assurer qu’il rencontre une demande existante.

Une fois cette étape franchie avec succès, penchez-vous sur le plan d’affaires (business plan). Vous devrez dessiner tous les contours de votre business : moyens techniques, financiers, humains, perspectives de vente.... Cette étape est obligatoire pour la création d’une société, pas pour devenir indépendant. Ce businessplan servira à la fois d’outil de communication envers les banques, les organismes de financement et vos partenaires. Grâce au plan financier, ils mesureront le sérieux et la rentabilité de votre entreprise.

« La première étape, c’est bien évidemment d’avoir l’idée : vous devrez être inventif et chercher à être unique sur votre marché » (Hugo Moreau, conseiller au 1890)
« La première étape, c’est bien évidemment d’avoir l’idée : vous devrez être inventif et chercher à être unique sur votre marché » (Hugo Moreau, conseiller au 1890)

L’étape du financement est parfois nécessaire et souvent cruciale pour lancer son entreprise. « Souvent, les futurs entrepreneurs pensent qu’ils peuvent partir de rien. Or, quoi qu’on lance, il faut toujours un apport minimum et nous sommes là pour les guider vers la bonne source de financement », ajoute Hugo Moreau. Des sources de financement qui sont au nombre de 4 : vous et vos associés, un financement externe (capital-risque, fonds d’investissement ou encore système du financement participatif), les banques et les institutions publiques. Il existe en effet un grand nombre d’aides possibles (pour les demandeurs d’emploi en vue de la création d’entreprise, pour l’exportation, pour recruter…).

Forme juridique

Choisissez ensuite la forme juridique de votre entreprise (chaque forme juridique possède ses avantages et ses inconvénients) avant d’accomplir les démarches administratives. « Les futurs entrepreneurs ont de nombreuses questions à ce sujet comme les autorisations dont ils ont besoin, les compétences sectorielles à avoir ou encore l’accès à la profession », note le conseiller 1890. Sachez que les guichets d’entreprises vous facilitent l’accès à toutes ces démarches administratives tandis que les comptables ou les structures d’accompagnement peuvent être habilités à en accomplir certaines en votre nom.

Enfin, ce sera le moment de lancer votre activité, en respectant autant que possible le fil rouge de votre business plan. Vous devrez la gérer intelligemment en gardant à l’esprit que « Gouverner, c’est prévoir ». C’est indispensable pour tenir la longueur…

A noter : n’hésitez pas à appeler le 1890 ou à consulter le site www.1890.be si vous avez des questions relatives au lancement de votre projet.

Prêt-à-porter: « J’ai lancé ma boutique en ligne en juillet 2020 »

Maureen gère tout elle-même : le stock, les photos, les envois…
Maureen gère tout elle-même : le stock, les photos, les envois…

Après avoir travaillé dans la vente, Maureen Caltagirone, qui vit dans le Namurois, a eu envie de créer sa propre activité. « Je suis maquilleuse de formation, j’ai travaillé dans des boutiques, je suis aussi micro-influenceuse et je connais les réseaux », explique-t-elle. Elle a pris un statut d’indépendante le 1er juillet dernier et a lancé « Mysteria Boutique ». « C’est une boutique de prêt-à-porter, de bijoux et d’accessoires que je me procure à Paris mais aussi en Italie. Je n’ai pas de site, je fonctionne uniquement avec Facebook où, chaque semaine, je poste des photos d’une nouvelle collection. Les gens passent commande et j’expédie. Je gère tout (le stock, les photos, les envois…) et je dois dire que ça a démarré en flèche », ajoute-t-elle.

Se lancer après le premier confinement, ça ne lui a pas fait peur. « Mon papa est artiste indépendant et moi aussi, j’ai eu envie de tenter l’aventure. J’avais déjà l’idée depuis quelques mois. Pendant le premier confinement, je me suis dit « Les gens sont davantage sur leur téléphone, c’est le moment, j’aurai plus de visibilité » et voilà, je me suis lancée en me disant que j’allais essayer un trimestre pour voir. Au final, ça marche très bien. J’ai des commandes venant de Belgique, de France et même d’Espagne ou d’Italie. Je n’ai évidemment aucun regret de m’être lancée. J’espère que ça va encore grandir et, pourquoi pas, avoir un jour un point de vente ».

Magasin de vrac: « J’ai fait mieux que les prévisions de mon plan d’affaires »

Une épicerie vrac à objectif « zéro déchet » pour Linda
Une épicerie vrac à objectif « zéro déchet » pour Linda - Simon Martin

Ce qui aurait pu être vécu comme un problème s’est finalement révélé être une opportunité. En 2018, Linda Naisse a quitté son emploi suite à un plan social. Elle pousse alors la porte d’une structure d’accompagnement, Challenge, en vue de se lancer comme indépendante. Formée à la nutrithérapie, elle ambitionne alors de lancer son épicerie vrac à objectif zéro déchet, locale et, autant que possible, bio. Elle le fera en mai 2020, à Etalle (province de Luxembourg), sous le nom « Un poids c’est tout ».

« J’avais prévu de me lancer en avril 2020. J’avais déjà tout mon stock quand le Covid est arrivé. Mon loyer courait déjà depuis mars, mes commandes étaient passées auprès des fournisseurs, je ne pouvais plus reculer », explique Linda, en souriant. Elle ouvre donc le 8 mai, au moment où la Belgique se déconfine progressivement. « C’est clair que j’avais un peu peur car je travaille le vrac et donc les gens se servent eux-mêmes. Il a fallu prendre des mesures sanitaires à une époque où il était difficile de trouver des gants et du gel hydroalcoolique mais, au final, ça s’est super bien passé. Je pense que les gens étaient en attente de ce genre de magasin. Je suis passée par une structure d’accompagnement qui m’a aidée à définir mon projet et à préparer mon plan d’affaires. C’est génial. Je n’ai aucun regret de m’être lancée. Je fais même mieux que ce que mon plan d’affaires avait prévu », conclut-elle.

Maintenance industrielle: « Je sentais que je devais me lancer, j’en avais besoin »

Après 25 ans dans le métier, Marc se lance comme indépendant
Après 25 ans dans le métier, Marc se lance comme indépendant

C’est à Crisnée, en région liégeoise, que Marc Collard a lancé son activité, Tec Pro, une société de distribution d’éléments mécaniques et de produits pour la maintenance industrielle. « J’ai été employé dans une entreprise pendant 20 ans mais j’ai eu envie d’autre chose. J’avais l’idée d’être indépendant depuis plusieurs années et le métier, je le pratique depuis 25 ans », explique Marc qui a donc quitté son travail d’employé.

Actuellement en préavis qu’il ne preste pas, il a un statut d’indépendant complémentaire qu’il va transformer en indépendant principal en mai. Quand on lui demande s’il n’a pas l’impression de prendre des risques, il se veut confiant. « Je ne pense pas qu’il y ait vraiment un bon moment. Moi, je le sentais et j’en avais besoin de partir. C’est clair que ce n’est pas une période facile mais l’industrie, elle tourne. Je vends des courroies, des outillages à main, du matériel de sondage… Mes clients sont des PME et tout n’est pas à l’arrêt donc j’ai confiance. J’ai vu un comptable, j’ai préparé un plan financier et, en mai, je me lance, je n’aurai plus aucun autre revenu. Si je suis optimiste ? Bien sûr, sinon je n’aurais pas quitté mon précédent job. J’y crois. J’ai déjà des retours positifs. Mes fournisseurs, je les connais depuis 20 ans et je veux miser sur le conseil technique à la clientèle et sur le relationnel donc, oui, je suis confiant », conclut-il.