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Des maisons menaçaient de s’effondrer à Lessines: deux habitations en cours d’étançonnement

Des maisons menaçaient de s’effondrer à Lessines: deux habitations en cours d’étançonnement
B.L.

Par mesure de sécurité, les habitants des maisons aux nº44, 46, 48, 50 et 52 avaient été évacués lundi en matinée.

C’est face à l’habitation nº48 que le trottoir s’est d’abord affaissé, ce qui a ensuite permis de découvrir un vaste vide sous cette maison mais aussi sous une partie de la largeur de la rue Tramasure. Lundi après-midi, la partie avant du nº48 s’était partiellement effondrée au niveau de la porte d’entrée.

Mardi soir, à l’aide d’un stabilisé, la firme tournaisienne Dufour a procédé au comblement du trottoir et de la voirie. Cette opération était impérative avant d’envisager tout étançonnement des façades des maisons risquant de s’effondrer.

« Après examen, il apparaît que la façade du nº46 ne menace pas de s’effondrer. Ce jeudi matin, la société Dufour va étançonner les façades des nº48 et nº50 à l’aide de poutres métalliques. Cette opération de pose de chevrons métalliques est en cours. D’autre part, les travaux continuent au niveau de la voirie pour sécuriser la zone de chantier et déterminer l’étendue de la zone touchée », expliquait jeudi matin le chargé de la communication à la Ville de Lessines, Terry Noterman.

Alors que les occupants des maisons 46, 48 et 50 sont toujours privés de leur logement, les habitants des numéros 44 et 52 ont pu réintégrer leurs domiciles et, comme les autres riverains de la rue Tramasure, sont alimentés en eau et gaz depuis mercredi soir. La sauvegarde des habitations est l’option prioritaire des autorités communales mais ne pourra être suivie qu’avec des garanties de sécurité.

Alors que la piste d’une rupture de canalisation d’eau avait été initialement désignée comme à la base de la formation d’un vide sous la maison nº48 ainsi que sous le trottoir et la voirie, le problème « reste à définir », reprend M. Noterman. « La Société wallonne des eaux (SWDE) n’est peut-être pas en cause. Il peut y avoir d’autres origines, voire même la conjugaison de plusieurs éléments. Pour le reste, des expertises sont en cours afin de définir des solutions. C’est une phase qui risque d’être longue. Il n’y aura donc probablement rien de neuf, ni communication avant quelques jours, précise encore le porte-parole.

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