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Des travailleuses du sexe déposent plainte contre les propriétaires de leurs carrées à Bruxelles

Des travailleuses du sexe déposent plainte contre les propriétaires de leurs carrées à Bruxelles
123RF

« Depuis le début de la crise sanitaire, le travail du sexe a été à l’arrêt neuf mois sur douze. Sans revenu, beaucoup de travailleuses du sexe qui utilisent des vitrines n’ont plus su payer leur loyer », a expliqué Utsopi.

« À partir de septembre 2020, certains propriétaires de carrées sont passés à l’offensive. Ils ont exigé, en justice, le paiement en urgence des loyers en retard. Le montant de ceux-ci dépasse généralement 1.000 euros, mais certains atteignent même 2.000 voire 3.000 euros, pour des rez-de-chaussée d’une trentaine de mètres carrés, délabrés, voire tout à fait insalubres », a-t-elle dénoncé.

« Les travailleuses du sexe du quartier Nord ont donc décidé d’agir et de saisir à leur tour la justice. Il s’agit d’un fait exceptionnel, car généralement elles n’osent pas faire valoir leurs droits, craignant des représailles dans leur milieu de travail ou d’être ’blacklistées’ par les propriétaires, et donc ne plus pouvoir louer de vitrine nulle part », a affirmé Utsopi.

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