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Plus de 1.200 militaires belges actuellement en opération, en plus des 200 luttant contre le coronavirus

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Illustration - Belga

Cette « aide à la Nation » est « l’une de mes priorités, à côté des opérations à l’étranger », a rappelé la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) lors d’un point de presse tenu à l’Hôpital militaire Reine Astrid (HMRA) de Neder-over-Heembeek, dans la périphérie nord de Bruxelles, alors que la vaccination du personnel de cet établissement bat son plein.

La ministre a souligné que la Défense avait répondu à plus de 300 demandes d’intervention du secteur civil au cours des première et deuxième vagues de la pandémie.

Actuellement, plus de 200 personnes, principalement issues de la composante médicale de l’armée, sont toujours engagées au quotidien, après un pic à 500 en novembre dernier.

En Belgique toujours, quelque 250 militaires participent encore à l’opération de sécurité intérieure Vigilant Guardian (OVG) et son volet Spring Guardian (OSG) de sécurisation des sites nucléaires. Elles avaient été lancés en janvier 2015 dans un contexte terroriste pour venir en aide à la police fédérale, mais doivent prendre fin début septembre, a rappelé le responsable des opérations à l’état-major de la Défense, le colonel Luc Leclercq, lors d’un point de presse à Bruxelles.

A l’étranger, les principales zones de déploiement sont l’Europe de l’est et du nord, dans le cadre de l’Otan, avec un contingent terrestre de quelque 240 militaires présent en Lituanie de janvier à fin juin alors que 140 autres sont embarqués à bord de deux navires spécialisés dans la lutte contre les mines marines navigant en mers du Nord et Baltique, le chasseur de mines Lobeila et le navire de commandement et de soutien logistique Godetia – dont c’est l’ultime mission.

Un détachement d’une septantaine de militaires se trouve également en Afghanistan dans le cadre de l’Otan, qui réfléchit à la fin de sa mission Resolute Support de formation des forces de sécurité afghanes.

Une petite centaine d’hommes et de femmes mettent en œuvre, depuis la Jordanie, quatre avions de combat F-16 opérant en Irak et en Syrie dans le cadre de la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), sous l’appellation d’opération Desert Falcon (ODF). Les avions ont effectué près de 1.100 heures de vols depuis le début de la mission, en octobre dernier, mais l’armée reste muette sur le nombre d’engagements armés réalisés.

Quant à la frégate Léopold 1 de la Marine et son équipage de 170 personnes, ils ont appareillé jeudi – avec plusieurs jours de retard sur le calendrier initial – pour une mission d’escorte de trois mois du porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle qui les conduira jusque dans le Golfe persique.

La Défense maintient également une présence au Mali, principalement au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), avec une nonantaine de personnes, et la mission européenne de formation des forces armées maliennes (EUTM-Mali), qui compte une douzaine de Belges.

L’armée prévoit aussi de relancer sa mission bilatérale New Nero (ONN) au Niger, qui vise à former des unités de l’armée nigérienne pour combattre les groupes djihadistes actifs au Sahel. Elle avait été suspendue à la mi-janvier après la découverte de cas de contamination au coronavirus parmi le personnel déployé à Maradi (centre-sud du Niger) et le rapatriement d’une cinquantaine de militaires.

Le nouveau contingent, fort d’une nonantaine de personnes, sera placé en quarantaine en début de semaine prochaine, a expliqué jeudi le colonel Leclercq. Avec la volonté de reprendre les activités de formation début mars, selon lui.

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