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Suicide de Maëlle (15 ans), victime de harcèlement, à Jumet: une mineure devant le tribunal de la jeunesse

Suicide de Maëlle (15 ans), victime de harcèlement, à Jumet: une mineure devant le tribunal de la jeunesse
D.R.

Le vendredi 31 janvier 2020, Maëlle, une jeune adolescente de 14 ans scolarisée au sein de l’école Saint-Joseph Notre-Dame de Jumet (Charleroi), s’est suicidée après la diffusion d’images et de vidéos d’elle à caractère sexuel sur les réseaux sociaux, dont Snapchat. Rapidement, un dossier avait été ouvert par le parquet de Charleroi pour déterminer les causes exactes du suicide de la jeune ado. Trois jeunes mineurs, dont le principal suspect âgé de 16 ans et qui avait reconnu être à l’origine de la diffusion d’une vidéo qui montrait la jeune victime nue «pour se venger», sont poursuivis devant le tribunal de la jeunesse.

Ces derniers comparaîtront séparement devant la justice. Une première mineure de 14 ans a comparu jeudi pour divulgation et diffusion de vidéos à caractère pédopornographique. La première audience, à huis clos, a duré deux heures. «Ce fut une très longue audience pénible où chacun a eu l’occasion de s’exprimer et de donner son point de vue», a indiqué Me Pierre Huet, avocat du père de la jeune Maëlle et partie civile. «C’est un soulagement, mais aussi une grande tristesse pour lui. Il y a notamment des choses qu’on ne veut pas voir, mais qu’il faut bien voir dans les dossiers, dont notamment une vidéo testament de Maëlle dans laquelle elle explique la raison pour laquelle la vie est devenue totalement impossible. Elle demande d’ailleurs de partager cette vidéo. Durant un an, elle a été victime de harcèlement au sein de deux établissements scolaires différents.»

La mineure poursuivie est représentée par Me Aurélie Henin. Son jugement sera prononcé le 18 mars prochain. «L’audience a été compliquée pour ma cliente. On verra la sanction ou la mesure qui sera prononcée dans un mois. Mais évidemment, elle est éprouvée et c’est très difficile pour elle d’être confronté à la justice. Ce que l’on espère c’est que des faits similaires ne se reproduisent plus.»

L’école Saint-Joseph Notre-Dame de Jumet, où était scolarisée Maëlle avant son suicide, est également constituée partie civile. L’établissement n’a pas souhaité faire de commentaire. Le second mineur poursuivi devant le tribunal de la jeunesse de Charleroi comparaîtra le vendredi 2 avril prochain.