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Georges Tron va se pourvoir en Cassation et demander sa remise en liberté

Georges Tron va se pourvoir en Cassation et demander sa remise en liberté
AFP

L’ancien maire de Draveil, acquitté en première instance, va également demander à être remis en liberté, a ajouté Me Antoine Vey, interrogé sur France 5.

« On va faire un pourvoi en cassation », a déclaré l’avocat. « Toute le monde parle de ce procès comme s’il était terminé » mais « c’est une injustice » pour M. Tron car avec ce pourvoi, il reste « présumé innocent », a-t-il souligné.

« Il va faire une demande de mise en liberté », a ajouté Me Vey, en évoquant la possibilité que son client soit libéré sous bracelet électronique.

« En matière criminelle, le doute doit profiter à l’accusé. Mais il y a une pression forte exercée par l’opinion publique » et par l’actualité nourrie par les affaires de violences sexuelles, qui font que « le doute ne profite plus à l’accusé », a-t-il regretté.

« Avant, les victimes étaient réduites à une sorte d’impuissance. Aujourd’hui il y a un réveil qui provoque un déséquilibre de l’autre côté » et met à mal la présomption d’innocence des accusés, a estimé Me Vey, qui a déploré que son client ait été « cloué au pilori » avant-même le début de ce procès.

La mise en détention de M. Tron « est une très grande injustice et quelque chose de très dur sur le plan humain », a-t-il ajouté.

A l’issue d’une longue délibération mercredi soir, la cour d’assises de Paris a condamné M. Tron à cinq ans d’emprisonnement, dont trois ferme, pour viol et agressions sexuelles en réunion sur une ex-collaboratrice de sa mairie de Draveil (Essonne).

Il était accusé par deux anciennes employées de la mairie de leur avoir imposé des attouchements et pénétrations digitales entre 2007 et 2010, généralement lors de scènes de triolisme avec son adjointe à la Culture d’alors Brigitte Gruel.

Les deux accusés, qui ont toujours catégoriquement nié ces allégations, avaient été acquittés en première instance en 2018.