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Les jeunes de la province de Luxembourg en détresse: les tentatives de suicide et les admissions en hôpital psychiatrique ont augmenté fortement

L’impact psychologique de la crise sanitaire est difficile à vivre pour les plus jeunes.
L’impact psychologique de la crise sanitaire est difficile à vivre pour les plus jeunes. - D. R.

Depuis le mois de mars, les deux vagues de coronavirus ont déferlé sur nous. Et alors que nous vivons dans la peur constante de voir la troisième s’abattre inopinément, l’ennemi semble venir d’ailleurs. Après un an de crise sanitaire, la crise psychologique est à nos portes. C’est aujourd’hui au tour du monde de la santé mentale de connaître sa première vague. Et ce n’est pas Kathleen De Marneffe, pédopsychiatre à l’hôpital psychiatrique de Bertrix qui nous dira le contraire.

« En psychiatrie, nous avons toujours connu des variations en fonction des saisons. Chaque année, nous avons des pics de demandes, que ce soit pour les consultations ou pour les hospitalisations, en automne et au printemps. Et ce, même avant le Covid. Mais ici, nous avons eu un premier pic beaucoup plus long et beaucoup plus fort qu’habituellement. Il a duré de mi-octobre jusque fin d’année. Avec une accalmie pendant les fêtes de Noël. Mais ici, c’est reparti de plus belle. Dans le pavillon des jeunes, nous avons des délais d’attente pour les admissions en hospitalisation de plusieurs semaines. »

La détresse psychologique chez les jeunes est palpable et elle se témoigne avec beaucoup de violence.

► La pédopsychiatre explique : « Nous avons beaucoup de jeunes qui viennent nous voir après une tentative de suicide. »

Frédéric Jacques, psychologue à Bertrix et spécialisé dans l’accompagnement des jeunes, donne quelques conseils à appliquer dans les familles.

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