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Un sexagénaire spadois condamné à trois ans de prison pour la détention et la diffusion d’images pédopornographiques

Le sexagénaire a été dénoncé par Interpol Paris.
Le sexagénaire a été dénoncé par Interpol Paris. - Prétexte PhotoNews

Les faits ont été découverts il y a quelques mois, après un signalement d’Interpol. Suite à cela, une perquisition a été menée au domicile du prévenu, déjà connu pour des faits de mœurs sur des enfants.

Lors de l’instruction d’audience, le prévenu qui est détenu, avait indiqué regretter les faits, tout en les minimisant. «Je n’ai jamais fait des recherches de ce genre sur internet, je ne suis pas intéressé par les enfants. Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je ne sais pas dire non. Je vis seul, on m’a conseillé un site de rencontre et là, j’ai répondu à toutes les demandes. Les images sur mon ordinateur, je les ai reçues», avait maladroitement expliqué le sexagénaire.

Effaré par le manque de prise de conscience du prévenu, le ministère public avait réclamé une peine de 40 mois de prison à l’encontre du sexagénaire. «Un travail colossal devra être entrepris. Ce n’est pas de réinsertion mais d’insertion qu’il faut parler. Ce monsieur vit seul, n’a pas d’amis, pas de travail et passe ses journées sur un site de rencontre qui est connu pour être le paradis des pédophiles. En 2007 déjà, monsieur avait consulté ce genre d’images puis, inquiété par la justice, il avait momentanément arrêté, jusqu’en 2014. Il a finalement été arrêté en 2020, soit une période infractionnelle de 6 ans», avait insisté la substitut du procureur du Roi.

Du côté de la défense, on plaidait en faveur d’une surveillance électronique. «Mon client, qui a déjà été interné à plusieurs reprises vit dans un monde que nous avons du mal à appréhender. Il a un QI entre 70 et 79, on est donc très proche du retard intellectuel et est en totale rupture. Il n’a pas connu son père, a vécu avec sa mère jusqu’à ses 20 ans, ne sait pas s’il a des frères et sœurs», avait détaillé l’avocat qui estimait qu’une peine de prison n’aurait pas beaucoup d’intérêt.

«Vous pouvez le condamner à 10 ans de prison, cela ne changerait rien. Il a besoin d’un suivi psychiatrique», avait indiqué l’avocat qui estimait qu’une surveillance électronique permettrait une prise de conscience du prévenu. Une ligne de défense qui n’a pas été suivie par le tribunal qui l’a condamné à trois ans de réclusion.

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