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Une étude recommande l’électrification totale du réseau ferroviaire belge

Une étude recommande l’électrification totale du réseau ferroviaire belge
Belga

Cette étude a été réalisée par le bureau d’études Transport & Mobility Leuven (TML). Elle porte sur les solutions possibles pour le « nombre limité de lignes ferroviaires non électrifiées restantes ».

Elle indique qu’il est, à terme, « fortement recommandé de renoncer complètement aux trains diesel, même si ces trains diesel satisfont à de plus hauts standards que la flotte actuelle », a précisé le SPF Mobilité dans un communiqué.

L’électrification complète implique l’investissement initial le plus élevé en termes d’infrastructure. Les coûts de fonctionnement des trains électriques sont cependant les plus bas, tant en termes de maintenance que d’énergie. Les trains purement électriques ont également les coûts environnementaux les plus bas, souligne l’étude.

Selon TML, l’électrification complète des lignes diesel restantes en Belgique procurerait un « bénéfice sociétal potentiellement élevé ». Mais pour des lignes déterminées, les trains à batteries peuvent fournir une alternative intéressante, certainement lorsqu’un tronçon du trajet est électrifié.

« L’utilisation de trains à batteries équivaut à une électrification partielle, puisque ces trains doivent pouvoir rouler (ou se tenir) sous une caténaire pendant un temps minimum pour se recharger. D’un point de vue technique, la charge en roulant présente l’avantage de permettre des courants de charge plus importants. Cela nécessite un investissement dans l’électrification partielle et une bonne planification du parcours afin de pouvoir charger à temps », indique l’étude.

Selon elle, les coûts d’entretien et d’exploitation du train à batteries sont plus élevés, entre autres suite à la nécessité du remplacement périodique des batteries. « Pour certains itinéraires, où les coûts de l’électrification complète sont élevés, le train à batteries offre l’alternative la plus prometteuse », estime TML.

L’étude de TML souligne que « pour le moment, l’hydrogène ne semble pas être une alternative réaliste ». Mais cette technologie étant encore en plein développement, « il convient de la suivre plus avant », a souligné le SPF.

« Cette étude du SPF Mobilité montre qu’il est très intéressant d’électrifier les lignes ferroviaires comme alternative aux trains diesel, si nécessaire en combinaison avec des trains à batteries », a indiqué le vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), cité par le communiqué.

Selon lui, les avantages sont considérables : plus facile à entretenir, plus efficace sur le plan énergétique et plus respectueux de l’environnement. Je vais donc charger la SNCB et Infrabel d’approfondir les résultats de l’étude. « Avec une telle amélioration, le train peut devenir de plus en plus cette colonne vertébrale de notre mobilité : un rail encore plus respectueux de l’environnement est une priorité pour moi », a conclu le ministre.

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