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Deux ans de prison requis pour viol et incitation à la débauche d’une mineure à Verviers

La rencontre s’est fait dans le parc qui borde la piscine de Verviers en 2018.
La rencontre s’est fait dans le parc qui borde la piscine de Verviers en 2018. - Prétexte DR

Le 16 mai 2018, la victime et son compagnon se promenaient dans le parc à proximité de la piscine de Verviers. Ils y ont rencontré le prévenu, fournisseur de drogue du jeune homme. Ensemble, ils ont consommé de la cocaïne. Plus tard, la jeune fille et le dealer se sont rendus chez un copain de ce dernier. C’est là qu’elle dit avoir été violée par le prévenu.

> Un Verviétois au passé judiciaire chargé

Ce dernier est ensuite parti et a laissé la jeune fille aux mains de l’habitant de l’appartement qui cherchait à tout prix à avoir une relation sexuelle, a détaillé la substitut du procureur du Roi, qui a qualifié ces faits de prémédités et de crapuleux. «Monsieur est bien connu de la justice puisqu’il arrivera ’à fond de peine’ en 2024», a souligné la magistrate, qui a réclamé une peine de deux ans de prison à son encontre.

Malgré un certificat médical qui atteste d’hématomes au niveau des cuisses ainsi que de lésions au niveau des parties intimes, le prévenu soutient qu’il n’a pas violé l’adolescente, qui était selon lui, consentante et qu’il qualifie de «folle». Des propos inadmissibles pour la juge qui lui a rappelé qu’il s’agissait de son procès et pas de celui de la victime. Pour les préventions contestées, l’avocat de la défense réclame l’acquittement de son client. Pour ce qui concerne la prévention relative aux stupéfiants, il demande un sursis probatoire. Jugement le 5 mars.