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BJ Scott et Axelle Red: «Il n’y a pas de bons résultats sans travail»

Toutes les deux se retrouvent le mardi 2 mars pour coacher les talents de BJ.
Toutes les deux se retrouvent le mardi 2 mars pour coacher les talents de BJ.

BJ, pourquoi avez-vous fait appel à Axelle Red ?

BJ : C’est une personne qui a énormément d’expérience en tant que chanteuse, écrivain, mais aussi en tant que coach. Je voulais aussi faire découvrir l’un de ses titres à deux de mes talents qui ont, comme elle, une certaine fragilité. Ils méritent d’être guidés par la personne qui a vécu l’histoire de cette chanson.

Axelle : J’ai été très touchée que BJ pense à moi. On se connaît depuis très longtemps. J’ai beaucoup de respect pour la femme et l’artiste qu’elle est. Je suis aussi très flattée qu’elle ait choisi l’une de mes chansons pour les battles. Et puis, c’est toujours chouette de rencontrer de jeunes talents. Ils me rappellent mes débuts dans la musique. Depuis toujours, j’avais ce rêve d’exister en tant qu’artiste. En tant que co-coach, on veut sortir le maximum de leur potentiel, sans les perturber. Ce n’est pas toujours facile de donner des conseils.

Axelle, avez-vous regardé les précédentes saisons de « The Voice Belgique » ?

Axelle : Je ne regarde pas beaucoup la télé. En revanche, « The Voice » fait partie des programmes que j’adore, aussi bien en France qu’en Belgique. À vrai dire, j’ai un double sentiment avec cette émission. Elle est géniale car je me reconnais dans le parcours des candidats. C’est aussi une belle vitrine pour ces artistes qui débutent. En revanche, lorsque j’avais été coach dans la version flamande du programme, j’étais malheureuse. C’était vraiment difficile de devoir faire un choix entre deux talents qu’on adore et avec qui on passe du temps. J’étais très frustrée. Et puis, naïvement, j’avais mis les gens ensemble pour pouvoir faire les plus beaux duos. Ce n’était pas une bonne idée. « The Voice » était ma façon de transmettre mon expérience.

BJ : Tu sais, il n’y a pas une seule saison où je n’ai pas eu mal. Les duels, je les appelle les « cruels ». Ce n’est pas une étape facile. Les talents sont comme nos enfants. Être dans la transmission, c’est le plus important.

Lors des répétitions, que pensez-vous avoir apporté aux talents ?

Axelle : J’ai tenté de leur faire comprendre qu’il était important de vivre la chanson jusqu’au bout. Il faut avoir de la technique dans le chant, mais il faut surtout être porté par l’émotion. Elle permet notamment d’oublier comment on se tient sur scène. On chante mieux quand on ne réfléchit pas. Le secret d’un duo réussi, c’est lorsque les deux voix s’accordent et ont un sens. Ce n’est pas toujours facile, mais il n’y a pas de bon résultat sans travail. « The Voice » est une expérience de vie incroyable pour ces jeunes artistes, car ils sont directement catapultés sur scène avec les meilleurs musiciens de Belgique. Ce n’est pas rien !

Le plus difficile n’est-il pas d’encaisser les lumières qui s’éteignent ?

BJ : C’est vrai ! Il faut savoir garder les pieds sur terre. Quand on participe à un programme comme « The Voice » et qu’on est écarté, c’est très dur à vivre. C’est pourquoi je demande toujours à mon manager de garder contact avec eux, et même de les inviter sur le plateau s’ils en ont l’envie. C’est important que les caméras les retrouvent dans la foule. C’est une manière de dire qu’ils font toujours partie de l’aventure. Parfois, les artistes sont fragiles et l’échec peut s’avérer très douloureux. C’est important de se sentir soutenu. Personnellement, le métier d’artiste ne m’a jamais abîmée. La musique m’a surtout sauvé la vie.

Axelle : Pareil que BJ ! La musique, c’est ma thérapie. En ce moment, c’est d’ailleurs très difficile de ne pas pouvoir se produire sur scène à cause du Covid-19. Il n’y a rien de plus beau que le partage avec les gens. C’est étrange et douloureux de partager ses émotions face à un public, mais qu’est ce que ça fait du bien.

Vous êtes deux chanteuses avec d’incroyables carrières. L’échec peut-il encore vous effrayer ?

Axelle : La carrière d’un artiste n’est pas toujours rose. Si un album se vend moins que le précédent, il faut se remettre en question et persévérer. Je suis reconnaissante de tous mes échecs. Ils m’ont rendue plus humble et plus heureuse. Et puis, le bonheur, ce n’est pas que la musique. Ma famille et mes enfants comptent énormément pour moi. Peu importe ce qu’il se passe dans une vie, il faut profiter de chaque instant. Je sors d’ailleurs d’une période où je n’étais pas très créative musicalement à cause, notamment à cause des confinements. Je commence enfin à reprendre goût à la musique. J’ai joué du piano toute la semaine. L’invitation de BJ est vraiment arrivée au bon moment. J’ai adoré ce rôle de co-coach.

BJ : Oh baby, je suis contente pour toi ! Je suis très émue. Je sors aussi d’une période de sécheresse artistique. On commence enfin à voir une lueur d’espoir. Vivement que les salles de spectacle rouvrent et qu’on retrouve un train de vie plus sain. Il faut que les choses s’arrangent. Je suis confiante.

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