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Procès Hakimi: le procureur fédéral J. Moinil s’est désisté sur plusieurs appels

Le procureur fédéral Julien Moinil.
Le procureur fédéral Julien Moinil. - Photo EG

Brieuc Pestiau, conseiller à la cour d’appel, évoque le dossier dans son intégralité ce lundi matin. Il rappelle les acquittements et les faits pour lesquels les prévenus ont été reconnus coupables en première instance.

Farid Hakimi, considéré comme le chef de la bande, a écopé de 14 ans de prison. Il est acquitté pour plusieurs faits, notamment le home-jacking dont a été victime la famille Castronovo en avril 2017. Toni Castronovo, décédé d’une crise cardiaque le 16 mars dernier, et son épouse ont été attachés et frappés pendant qu’on leur volait argent, bijoux et voiture. L’aîné des frères Hakimi est aussi acquitté pour l’agression de la compagne de Marwane Hammouda, la femme dont est tombé amoureux le chef d’enquête Ludovic N. En première instance, Marwane Hammouda a d’ailleurs bénéficié de l’irrecevabilité des poursuites pour cette raison. On reproche au chef d’enquête d’avoir violé son secret professionnel.

Farid Hakimi est en revanche reconnu coupable pour le home invasion de Lasne commis en mars 2017, dossier pour lequel Stéphane Pauwels a été poursuivi. L’ex-animateur condamné à une peine de trente mois avec sursis pour vol avec violence et détention de cocaïne, n’a pas fait appel, ni le ministère public.

Le procureur fédéral, Julien Moinil, s’est désisté sur plusieurs appels. Par exemple, pour Veaceslav Rogac, pour un fait qui s’est passé à Obourg et pour lequel Farid Hakimi, Pascal Faedda et Lufu Kabongo sont poursuivis.

En ce premier jour de procès, le procureur fédéral a en fait réalisé un « nettoyage », se désistant sur certains points dans lesquels il avait fait appel. Concrètement, les prévenus concernés ne seront plus poursuivis pour les faits en question. Ainsi, plusieurs acquittements prononcés en faveur de Farid Hakimi doivent être reconnus définitifs pour l’accusation.

Par contre, il demandera des confiscations plus importantes et l’interdiction de droits civiques pour certains prévenus, dont Farid Hakimi.