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Rats, punaises de lit, cafards, air pollué…: les habitants de la cité «Python» n’en peuvent plus! (vidéo)

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Rats, punaises de lit, cafards, air pollué…: les habitants de la cité «Python» n’en peuvent plus! (vidéo)
Capture d’écran vidéo Le Parisien

Située dans le XXe arrondissement de Paris, la cité « Python » n’en finit pas de faire grincer ses habitants. Cela fait neuf années que ceux-ci entendent les souris gratter les murs, voient ramper les cafards dans leurs salles de bains, et respirent l’air pollué du périphérique parisien. Pourtant, le 2 février dernier, le Conseil de Paris a validé un plan de reconfiguration de ce HLM jusqu’en 2026, comme le rapporte « Le Parisien ».

Mais Faïma Deneche, habitante de cette tour de logements, réclame que le départ s’effectue dès 2021. « Ma fenêtre donne sur le périphérique, mon fils est asthmatique et mon mari a des problèmes respiratoires. On ne peut plus vivre ici, d’ailleurs, il n’y a pas de vie ici », explique Faïma. En plus de cette pollution, l’humidité est venue détériorer les murs, les souris ont commencé à infester les lieux, au même titre que les cafards et autres punaises de lit. « C’est sans fin, on a beau assainir, ouvrir la fenêtre, traiter les chambres avec du produit, laver tous les vêtements à 60 degrés. Elles reviennent à chaque fois », raconte Céline Yegen, voisine de Faïma.

Un projet qui peine à avancer

Le projet, validé par le Conseil de Paris, prévoit de démolir 306 logements sur 628 à partir d’avril et coûtera 17,6 millions d’euros. Pourtant, de nombreuses familles n’ont toujours pas été relogées, comme l’explique Betty Tenne, à l’initiative du collectif « Python-Duvernois en action » : « On attend toujours une proposition de relogement. C’est dangereux pour ma fille de rester ici, je ne veux pas qu’elle respire le périph’ jusqu’à ces 20 ans. »

La mairie estime que 550 familles attendent d’être relogées. Si neuf logements par mois sont trouvés à ces familles, certaines devront patienter près de six ans, alors même que les discussions ont démarré en 2008. « C’est dangereux pour ma fille de rester ici, je ne veux pas qu’elle respire le périph’ jusqu’à ces 20 ans », déplore Faïma.

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