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La chronique d’Emiliano Bonfigli: «L’idole déchue»

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C’est une histoire comme il en existe des dizaines dans le monde impitoyable du football, où la vérité d’un jour n’est jamais celle du lendemain. C’est l’histoire d’un joueur devenu une idole par la grâce de son jeu, et, aussi, une personnalité charismatique. Très vite, il goûte aux plaisirs sucrés des victoires et à l’euphorie des titres. Rien ne semble l’arrêter. Sky is the limit.

L’idole est née dans la capitale… et à toujours voulu y revenir… Lorsque l’idole est partie dans le nord, à Manchester City, ses premiers supporters savaient qu’un jour ou l’autre, elle reviendrait. C’était écrit, comme une évidence… Comme la promesse de lendemains enchanteurs. Lui aussi le savait : il reviendrait, car au fond, que l’on soit riche ou paysan, on n’oublie jamais son premier amour.

L’idole aurait pu embrasser sa nouvelle carrière de coach loin des yeux exigeants de la vieille Europe du football. Un début à New York City, en MLS, était évoqué. Mais l’idole voulait se faire mal, sans passe-droit. Tout à son honneur.

Tapis rouge

Alors, il y a quelques mois, l’idole annonce qu’elle revient enfin chez elle, dans son club, chez ses supporters de toujours. Elle est accueillie comme un prince. Le fils prodigue revient à la maison. Tapis rouge. Lui, c’est sûr, il va aider le club à retrouver ses succès passés et son style dominant. Les premiers pas semblent prometteurs. Le club se restructure, l’effectif est revu en profondeur. Et La jeunesse est le leitmotiv. Un « process » long. Peu à peu, une routine s’installe. Celle des matches monotones sans saveur. Quelques voix fusent chez les supporters… Des voix timides, étouffées. L’idole a tellement apporté à ce club, qu’il serait indécent de réclamer son départ. Puis, le statut d’intouchable a ses limites. Les critiques se font plus acerbes, quand le jeu et les résultats ne décollent pas. Lors des interviews d’après match, quand il faut analyser ce qui n’est pas encore clair dans les têtes, l’idole commence à balbutier sa communication. Certains supporters grondent un peu plus…

C’est une histoire comme il en existe des dizaines dans le monde impitoyable du football. Un matin, l’idole vide son casier. C’est la fin d’une belle histoire, l’histoire d’un grand amour, le premier, qui a fané avec le temps. Le voilà remercié. Malgré tous les efforts et toutes les nuits blanches. Ce sera désormais sans lui.

L’idole s’appelle Frank Lampard. Vous pensiez à quelqu’un d’autre ?

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