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Une courtière de 57 ans simule un cancer du sein afin d’éviter un procès: «Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour empêcher son retour en prison»

Une courtière de 57 ans simule un cancer du sein afin d’éviter un procès: «Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour empêcher son retour en prison»
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En 2013, Jean Adshead, courtière en prêts hypothécaires, arnaquait un client de près de 20.000 €, ce dernier souhait acquérir un pub à Newcastle. La vente a été freinée et la Britannique avait indiqué que c’était pour des raisons de santé, mais elle avait en fait été envoyée en prison pour des délits du même ordre de gravité.

À sa sortie de prison, la femme de 57 ans a repris contact avec sa victime pour lui extorquer de l’argent, mais celui-ci s’était renseigné, avait compris la supercherie et ne lui a plus rien versé. Elle a ensuite été arrêtée mais niait l’escroquerie. Suite à cela, un cancer du sein lui a été diagnostiqué en 2016 et a été traité avant février 2017.

Toutefois, lors de son procès en novembre 2017, elle a menti aux juges en falsifiant de manière convaincante des documents de son oncologue, et en expliquant que son cancer était en phase terminale. Les juges étaient prêts à abandonner l’affaire, quand ils ont téléphoné à son docteur pour vérifier les faits, et se sont rendu compte que celui-ci avait pris sa retraite en mars 2016.

Terrifiée à l’idée de retourner en prison

En novembre 2019, Jean Adshead a finalement été arrêtée et a confié qu’elle avait menti parce qu’elle était terrifiée à l’idée de retourner en prison, son premier passage derrière les barreaux de quatre mois l’ayant traumatisé. « Elle a passé une période de détention très pénible et était pétrifiée à l’idée de rentrer en prison. Elle a fait tout ce qu’elle a pu en falsifiant des documents pour essayer d’empêcher son retour en prison. Elle a subi l’ablation d’une tumeur qui lui a causé des problèmes permanents et elle me dit que pendant sa détention, elle a eu des difficultés constantes parce qu’elle ne recevait pas les médicaments appropriés », a expliqué son avocat.

Le juge David Fletcher a déclaré : « La décision prise par les juges de vérifier à nouveau ce qui s’avérait être une falsification extrêmement convaincante d’une lettre d’un oncologue est la seule raison pour laquelle votre entreprise a échoué. J’étais moi-même convaincu des circonstances que vous avanciez et de la maladie que vous disiez avoir. Vous avez eu de nombreuses conversations avec des membres du personnel de ce tribunal, de nombreux e-mails ont été échangés pour expliquer votre cancer du sein. Vous avez raconté que votre espérance de vie était tellement réduite qu’après avoir pris connaissance des documents, nous avons clairement indiqué au ministère public qu’il devait revoir la décision de vous poursuivre. J’espère qu’à l’âge de 57 ans, cela mettra fin à vos comportements criminels. »

La sentence de la Britannique n’a pas encore été prononcée.

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