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Le confinement exacerbe les tensions au sein des familles: il y a eu 132 interdictions de résidence entre mars et septembre!

Le confinement exacerbe les tensions.
Le confinement exacerbe les tensions. - Isopix

Entre le 13 mars et le 5 septembre 2020, les parquets d’Anvers (58), du Limbourg (57), de Mons-Tournai (9), de Charleroi (3), du Luxembourg (3) et de Flandre-Occidentale (2) ont ordonné un total de 132 interdictions de résidence.

Comparativement aux 702 interdictions de résidence prononcées de 2015 à 2019, c’est quasi deux fois plus. L’actualité du coronavirus n’y est sans doute pas étrangère. La loi qui permet aux magistrats du parquet d’ordonner une interdiction temporaire de résidence n’existe que depuis 2012. « Mais elle a été peu utilisée au départ », nous explique le substitut du procureur du Roi Damien Verheyen, porte-parole au parquet de Mons.

On observe de grandes disparités dans l’application de cette loi, d’un parquet à l’autre. Au Nord du pays, c’est le parquet du Limbourg qui en est le plus friand (414 décisions en ce sens entre 2015 et 2019) tandis qu’au Sud du pays, mais avec des chiffres nettement inférieurs, c’est à Mons-Tournai (43 sur ces mêmes années) et au Luxembourg (34) que l’on ordonne le plus d’interdictions de résidence.

►► Damien Verheyen pointe un bémol important à cette mesure.

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