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Une femme licenciée pour avoir refusé de se faire vacciner car elle essaye d’avoir un bébé: «Je soutiens le vaccin, je ne suis pas une antivax»

Bonnie Jacobson
Bonnie Jacobson - Capture NBC News

Une serveuse de New-York, Bonnie Jacobson, essaye d’avoir un enfant avec son mari depuis quelque temps. Mais dernierment le couple a mis ce projet entre parenthèses suite au licenciement de Bonnie. Elle affirme que son licenciement est dû à son refus de se faire vacciner.

Si elle a refusé le vaccin, c’est à cause du manque de certitude des impacts de celui-ci sur les femmes enceintes, comme le rapporte NBC News. L’ancienne serveuse affirme dans un mail à ses patrons qu’elle soutient pleinement le vaccin et qu’elle comprend son importance mais que son refus est lié à un choix personnel. « Je soutiens le vaccin. Je ne suis pas, comme on dit, une antivax. Une fois qu’il y aura plus de recherches pour soutenir que cela n’affecte pas la fertilité, je reconsidérerais ma position » confie-t-elle.

Elle raconte avoir été licenciée deux jours après s’être opposée à la vaccination obligatoire du personnel. De son côté, le propriétaire de la Red Hook Tavern, Billy Durney, a déclaré que son établissement mettait en œuvre une politique exigeante de vaccination. Il veut assurer la sécurité de son équipe et des clients lors de la réouverture de ses portes.

Il annonce que la politique a été révisée pour faire exception aux membres du personnel qui auraient des raisons de « santé personnelle ou d’un handicap ». Il reconnaît que le licenciement de la serveuse aurait pu être géré différemment.

Bonnie Jacobson a déclaré qu’elle ne souhaitait plus retravailler à la Tavern mais qu’elle voulait soulever des questions sur la manière dont les entreprises abordent la vaccination. « Je pense qu’il est important pour les autres propriétaires d’entreprise de voir cela et de faire preuve de légèreté, et de prendre davantage en considération les sentiments de leurs employés, surtout si vos employés ont travaillé pour vous, se mettant en danger tout au long d’une pandémie », a-t-elle déclaré.

La US Equal Employment Opportunity Commission, qui surveille les lois concernant la discrimination sur le lieu de travail, avait permis aux entreprises d’exiger des employés qu’ils se fassent vacciner. Toutefois, cette commission avait appelé les entreprises à fournir des « aménagements raisonnables » aux personnes le nécessitant. Effectivement, le centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis effectue actuellement des essais cliniques pour déterminer si le vaccin comporte des risques, notamment pour les femmes enceintes. « Les risques réels des vaccins pour la personne enceinte et son fœtus sont inconnus car ces vaccins n’ont pas été étudiés chez les femmes enceintes ».

En Belgique, le conseil supérieur de la santé à sortie récemment un rapport qui évoque les risques entre vaccination et grossesse en voici un extrait : « Étant donné l’existence de données limitées à ce propos et que les données animales existantes ne montrent pas d’impact de la vaccination ni sur des gestations en cours ni en phase préconceptionnelle, le CSS n’émet pas d’objection à la vaccination systématisée de la femme en âge de procréer et souhaitant être enceinte ».

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