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Valérie Glatigny espère un feu vert du Codeco pour l’enseignement supérieur: «Les auditoires doivent rouvrir le plus vite possible en mars»

Valérie Glatigny espère un feu vert du Codeco pour l’enseignement supérieur: «Les auditoires doivent rouvrir le plus vite possible en mars»
Belga

Bulle d’oxygène

« Le temps est venu pour l’enseignement supérieur de donner une bulle d’oxygène à ses étudiants, c’est indispensable », dit-elle. « Si l’on attend plus longtemps, on va se retrouver aux vacances de Pâques, puis au blocus de la session de juin. J’ai toujours entendu un consensus pour protéger les apprentissages et pour garder les écoles ouvertes. Elles sont toujours fermées dans plusieurs pays européens, en Tchéquie, par exemple. Chez nous, elles sont restées ouvertes depuis septembre et je pense que nous avons gagné notre pari. Il est temps maintenant de rouvrir les auditoires dans nos universités et nos hautes écoles. »

Dégâts psychologiques

La conférence de presse, lundi, du Premier ministre, qui semblait sonner le glas d’assouplissements rapides, n’a pas refroidi l’ardeur de la ministre Glatigny (MR). « On avait des appréhensions pour les examens de janvier : des milliers d’étudiants les ont passés en présentiel et il n’y a pas eu de problème. On dit se soucier de la santé mentale de nos jeunes, il faut être bien conscient que leur détresse psychologique est un souci majeur. Une telle réouverture, partielle et progressive, jouerait favorablement sur le moral des jeunes. Aller jusqu’en septembre avec de l’enseignement à distance serait courir le risque de dégâts psychologiques considérables. »

La logique des robinets

Au passage la ministre tacle « la logique des robinets » ou en tout cas le fait de compenser un assouplissement par des mesures plus restrictives dans le même secteur, comme d’autoriser les 13-18 ans à retrouver quelques activités aux dépens des moins de 12 ans forcés de restreindre un peu les leurs.

« Le variant britannique inquiétant les experts, on avait accepté cette logique, i y a quelques semaines, qui devait d’ailleurs être réévaluée après le congé de carnaval. On y est (…) Cela suffit cette logique des vases communicants dans le même secteur. Tout le monde se dit conscient que les jeunes souffrent, d’accord. Mais ne peut-on pas aller fermer un robinet chez les plus de 25 ans ? Que sont-ils prêts à concéder pour que les jeunes puissent retrouver leur campus ? On parle toujours du télétravail qui est obligatoire, mais est-il respecté comme il se doit ? »

Voilà donc une idée de vases communicants qui semblent plus intéressante à la ministre de l’Enseignement supérieur.

L’interview de Valérie Glatigny est à retrouver demain en intégralité dans nos journaux et nos éditions digitales.

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