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Sortie du nucléaire: le gouvernement nous plonge dans l’incertitude, s’inquiète De Wever

Sortie du nucléaire: le gouvernement nous plonge dans l’incertitude, s’inquiète De Wever
Belga

Le groupe énergétique français Engie devrait annoncer vendredi, lors de la publication de ses résultats annuels, un amortissement d’1,9 milliard d’euros sur son parc nucléaire belge, estimant que les centrales du royaume ne lui rapporteront plus rien après 2025, selon une information de la chaîne BFM Business relayée par l’Avenir. Cela signifierait donc qu’il n’a pas l’intention de prolonger la durée de vie des deux réacteurs les plus récents.

L’accord de gouvernement prévoit pourtant qu’une étude sera réalisée sur la faisabilité de la sortie du nucléaire telle qu’elle est prévue par une loi de 2003. Deux réacteurs (Doel 4 et Tihange 3) pourraient être prolongés si la sécurité d’approvisionnement en électricité était mise en danger.

« Au lieu de choisir la sécurité et de convertir les gains futurs d’Engie en une rente nucléaire qui alimenterait notre budget, on semble choisir de financer par des subsides des tonnes de CO2 supplémentaires et de creuser encore le trou budgétaire, sans aucune garantie », a regretté M. De Wever.

« Le gouvernement affirme officiellement qu’aucune décision n’a encore été prise sur la fermeture des deux réacteurs les plus récents. Aujourd’hui, nous lisons que le gouvernement en coulisses s’empresse d’imposer la fermeture de toutes les centrales alors qu’il n’y a pas encore de certitude sur la faisabilité de l’alternative des centrales au gaz et encore moins sur leur financement », a-t-il ajouté.

Selon le président des nationalistes flamands, le gouvernement se prive de toute flexibilité dans ce dossier. « En raison d’une vision dogmatique, le gouvernement sabote sa position de négociation, contre les intérêts des citoyens », a-t-il encore dit.

La N-VA veut savoir si tout le gouvernement se range derrière la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen).

La sortie de M. De Wever a lieu alors que la commission de l’Energie de la Chambre a approuvé en première lecture une modification de la loi qui instaure le Mécanisme de rémunération de capacité (CRM) qui doit permettre à la Belgique de disposer d’une capacité de production d’électricité compensant la fin de tout ou partie des centrales nucléaires.

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