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Le Plan Global de Prévention et de Sécurité ne convainc ni le PTB, ni la NVA

Le Plan Global de Prévention et de Sécurité ne convainc ni le PTB, ni la NVA
Belga

Dans l’opposition, le PTB et la N-VA ont aussitôt fait part de leurs critiques pour des motifs bien différents.

Ce plan vise quatre objectifs stratégiques: améliorer les conditions d’une sécurité objective et contribuer au sentiment de sécurité; accroître la qualité du service offert par les acteurs de la chaîne de sécurité, de prévention et du secours; promouvoir la réflexion stratégique, la recherche et la diffusion de connaissance; et poursuivre le développement et l’intégration des nouvelles technologies.

Pour tenter des les atteindre, il prévoit 77 mesures dans les domaines de l’intégrité physique et psychique des personnes; de la polarisation et de la radicalisation; des drogues et des assuétudes; de la traite et du trafic des êtres humains; des atteintes aux biens; de la mobilité et de la sécurité routière; de l’environnement et des incivilités; de la gestion de crise et de la résilience.

Pour le PTB, ce plan ne tient pas compte des recommandations du parlement sur le problème des relations police-citoyens. Le parti de gauche critique également l’absence de changement et de moyens concernant l’aspect prévention et dit être resté sur sa faim quant aux réponses apportées.

Dans un communiqué, la députée PTB Leila Lahssaini a dit n’avoir rien vu sur le défi d’engager plus de candidats bruxellois dans la police, sur l’enjeu de valoriser le métier d’agent de quartier, sur des demandes de formations antiracistes plus longues, sur l’amélioration du dispatching par rapport aux appels d’urgence, sur la création de cellules de confiance indépendantes dans chaque zone de police. La députée de la formation d’extrême gauche a par ailleurs regretté le manque de mesures s’attaquant au problème des abus et des violences policières.

Le PTB regrette également que la prévention ne soit pas la priorité par rapport à la répression.

Le député Mathias Vanden Borre a (N-VA) a constaté pour sa part que le thème «Criminalité organisée & contrebande de marchandises» est absent par rapport à la version précédente. «La forte augmentation du nombre d’infractions enregistrées liées au trafic de drogue (+19%) et d’armes (+169%) par rapport à 2018 et celle, spectaculaire, du nombre de dossiers judiciaires liés aux organisations criminelles (+68%) et à l’importation, l’exportation et le transit d’armes ou de munitions (+300%), prouvent que la criminalité organisée se développe en Région bruxelloise», a-t-il relevé.

M. Vanden Borre dénonce également le fait que dans le Plan 2021-2024, tout comme dans le précédent et l’accord de coalition 2019-2024, une coordination intercommunale sera introduite sur l’approche du problème de la prostitution. «Or, nous constatons que Bruxelles-ville, Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode ont opté pour une approche purement locale, et que la Région et en particulier le ministre-président Vervoort n’agissent pas», a-t-il encore dit.

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