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Herman Goossens s’inquiète de la propagation du variant britannique: «Le drame, c’est qu’on doit encore repousser la ligne d’arrivée»

Herman Goossens s’inquiète de la propagation du variant britannique: «Le drame, c’est qu’on doit encore repousser la ligne d’arrivée»
Isopix

Des milliers de Belges ont profité du retour du beau temps pour sortir et se rassembler dans les parcs ces derniers jours. La motivation des Belges à suivre les mesures sanitaires semble diminuer et la pression sur les autorités se fait de plus en plus forte. Invité ce jeudi matin sur La Première, Herman Goossens a réagi à cette situation : « Je comprends que les gens veulent sortir, surtout avec cette météo. Ils en ont marre, » avoue le microbiologiste de l’Université d’Anvers. « Mais quand on regarde les chiffres, on voit que plusieurs indicateurs se détériorent depuis la semaine passée, notamment les taux de positivité et de rebond. Ça doit attirer notre attention. »

Pour lui, c’est une bonne chose que la population ait accès aux différentes projections possibles, c’est pourquoi il approuve la conférence de presse « surprise » donnée par le premier ministre début de semaine. « Il faut montrer les différentes menaces à la population. c’est important d’expliquer ce qu’il pourrait se passer si on assouplit les mesures trop vite. On aurait d’ailleurs dû faire cette communication plus tôt. » Le risque, pour Herman Goossens, est le manque de perspectives donné à la population étant donné qu’il faudra encore attendre pour un assouplissement des mesures. « Le drame, c’est qu’on doit encore repousser la ligne d’arrivée. »

N’excluant pas une troisième vague, le scientifique ajoute que le variant britannique pose question. « Il y a deux courbes liées au coronavirus en ce moment : celle du variant classique, et celle du variant britannique. Ce qui fait peur, c’est qu’à un moment, certainement vers mars, les deux courbes vont se croiser, ce qui veut dire que le variant britannique va devenir dominant. » Pour Herman Goossens, les choses se seraient sans doute passées autrement si le variant britannique n’était pas apparu.

Mais le microbiologiste se veut positif, il se réjouit des initiatives visant à remotiver la population. Pour lui, les secteurs en difficulté devraient proposer des projets pilotes afin de permettre, ou du moins tenter, une éventuelle réouverture.

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