L’envers des Golden Globes provoque la colère d’une journaliste

L’envers des Golden Globes provoque la colère d’une journaliste
Isopix-DR

La cérémonie des Golden Globes est organisée par l’Association des Journalistes Etrangers d’Hollywood – la Hollywood Foreign Press Association (HFPA) –, qui existe depuis 1943. Chaque année, ses 87 membres récompensent les artistes qu’ils estiment les plus méritants, lesquels, leur trophée à la main, font des courbettes et passent de la pommade à l’institution, qui est pourtant critiquée en coulisses.

Il y a sept mois, la journaliste norvégienne Kjersti Flaa a créé un précédent, et un séisme, en osant la traîner en justice, arguant qu’elle est un cartel illégal, élitiste, discriminant, qui ne représente en rien les nombreux journalistes étrangers établis à Los Angeles.

Comme beaucoup d’autres avant elle, la jeune femme ne put entrer dans ce « club très privé » car des journalistes de son pays déjà dans la place, lui en bloquèrent l’accès.

Autre obstacle majeur pour ceux et celles qui tentent leur chance : convaincre deux membres de les sponsoriser. Une mission quasi-impossible.

Chaque année, les membres ont droit à 300 conférences de presse et à des dizaines de tête à tête avec les stars. Et en plus, ils sont payés par l’association pour mettre leurs interviews sur son site. Bref, ils sont ultra-privilégiés, le savent et n’ont aucune envie d’être inquiétés par qui que ce soit…

Le problème, c’est que parmi ces 90 chanceux, on trouve des gens très âgés qui ne travaillent plus et/ou ne savent pas se servir d’un ordinateur. Ce qui ne les empêche pas de voter pour les Golden Globes ! Y a quelque chose qui cloche, là.

Ce que voudrait Kjersti, c’est mettre un terme à ce qu’elle présente comme une imposture et « une culture de la corruption institutionnalisée ». Pour l’instant, son action a glissé sur la cuirasse de ce monument hollywoodien qui, même s’il ne fait pas d’or, continue à briller…

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